Joudy


garland


 
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1 - Over the rainbow - Judy Garland


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.




1. Judy Garland « Over the rainbow » 1939



« Over the rainbow », interprétée dans le film « Le Magicien d’Oz » est la plus connue des chansons de Judy Garland. Sorti en 1939, le « Magicien d’Oz », dont le réalisateur, Victor Fleming est également celui d’« Autant en emporte le vent », a profondément marqué la culture américaine.
Cette comédie musicale, inspirée d’un roman de L. Franck Baum publié en 1900 nous conte les aventures féériques de la jeune Dorothy délogée de son Kansas natal vers le Pays d’Oz par une violente tornade. Shirley Temple n’ayant pu se libérer pour le rôle, c’est Judy Garland (de son vrai nom Frances Ethel Gumm) qui en hérite. Ce film la propulse au rang de star.
 
Cette chanson a eu une portée inattendue : en effet, la communauté homosexuelle s’est reconnue dans ses paroles et a alors fait de l’arc-en-ciel l’un de ses symboles récurrents. Cette chanson fut également adoptée par les troupes américaines combattant en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, comme une évocation des États-Unis, la terre lointaine apparaissant comme un rêve derrière un arc-en-ciel. Les paroles de « Over de Rainbow » sont signées Edgar « Yip » Harburg, tandis que la musique a été composée par Harold Harlen. La chanson a été reprise et arrangée en medley avec « What a wonderful world » par le chanteur hawaïen Israel Kamakawiwo’ole (IZ) et est apparue au sein de très nombreux films, publicités et séries télévisées dans cette version.

Exploitations pédagogiques possibles  :


- Naissance des symboles : où les prélève-t-on, selon quel processus un objet, quelle que soit sa nature peut-il être érigé en symbole par un groupe ? ;
- La musique de film : quelle musique pour quel film, comment accompagner, soutenir l’action, les scènes romantiques, d’aventures, de suspense… ? ;
- Visionnement du film « Le magicien d’Oz », observation des codes et des techniques : succession des scènes, longueurs des plans, qualité de la photo… Comparaison avec les moyens actuels.

Une sélection de Marie Wargny
Ma fonction au sein des JM :

"Assistante administrative et logistique, je travaille avec Emmanuelle Soupart (responsable artistique) sur la mise en oeuvre et le suivi des tournées belges et internationales"


Pourquoi cette chanson ?

"Over de rainbow est une chanson largement connue du grand public mais qui a tellement été revue, revisitée et réinterprétée que la plupart des gens en ont oublié la version de « Dorothy » (Judy Garland dans le magicien d’Oz). C’est donc l’exemple type d’un morceau qui a échappé à son auteur, qui a été récupéré par l’inconscient collectif et fait désormais partie de l’histoire de tout un chacun sous de multiples versions. 
Par ailleurs, rarement une chanson aura aussi bien traduit l’innocence et l’imaginaire enfantin."

 


 
2 - Des Armes - Noir Désir


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

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2. Noir Désir « Des armes » 2011



“Des armes” est une chanson qui apparaît sur le 6ème album de Noir Désir, sorti en septembre 2001. Cet opus a été récompensé l’année suivante par une victoire de la musique dans la catégorie “Album rock de l’année”. “Des armes” est un poème de Léo Ferré qu’il n’a pas eu le temps de mettre en musique et qui fait partie d’une oeuvre plus importante écrite dans l’immédiat après Mai ’68, intitulée “Lamentations devant la porte de Sorbonne”.



Bertrand Cantat, très féru de la poésie de Ferré et revendiquant son influence littéraire souhaitait reprendre l’un de ses textes inédits. On retrouve cette chanson sur l’album hommage collectif “Avec Léo” (titre clin d’oeil à sa chanson la plus connue) paru à l’occasion des 10 ans de la disparition de l’artiste en 2003.
 

Exploitations pédagogiques possibles  :


- Questions d’emprunts littéraires dans la chanson française : quels auteurs, composieturs, interprètes se sont prêtés à cette tendance ? Selon quelles techniques ? Exemple : Gainsbourg avec le poème de Verlaine “Chanson d’automne” dans “Je suis venu te dire que je m’en vais”, Trenet et sa version “jazzy” de “La Cigale et la Fourmi”, Jean-Louis Murat et “Les Fleurs du Mal” de Baudelaire… ;
 
- Débat sur le rôle et la fonction de la musique : que peut-elle apporter outre le plaisir, l’émotion, la détente ? Peut-elle endosser des “missions spécifiques” ? Quelles vertus lui sont attribuées, ont été scientifiquement établiés ? ;
 
- Analyse des paroles du poème : quelles sont les “armes” évoquées par Ferré, quelle est leur nature ? A quelle figure de style le texte recourt-il abondamment ? Que dénonce-t-il précisément avec la phrase : “Des armes (…) Pour mettre le feu aux dernières cigarettes » ?.




Une sélection d’Olivier Jacqmin
Ma fonction au sein des JM :


"Coordinateur d’Imagine, un projet musical à destination des jeunes artistes âgés de 12 à 20 ans, je suis également en charge de tout ce qui touche à la communication web. Parallèlement à ça, je travaille au sein de la section liégeoise des Jeunesses Musicales".



Pourquoi cette chanson ?


"Cette interprétation du texte de Léo Ferré par Noir Désir comporte en son sein différents éléments qui me touchent particulièrement. La raison pour la laquelle j’ai retenu cette version est à la fois artistique et historique. Sortie par pure coïncidence au moment des attentats du 11 septembre, cette chanson entretient à mes yeux une relation étroite avec ces événements tragiques qui m’ont sensiblement marqué. Qui plus est, la qualité de la performance vocale offerte par Bertrand Cantat ainsi que la sobriété très à propos de l’instrumentation proposée par Noir Désir confèrent à ce morceau, très court, une puissance et une intensité émotionnelle hors du commun. 
Ayant grandi notamment au son de groupes comme Rage Against the Machine, très engagés politiquement, j’ai également trouvé en ce texte une très belle métaphore qui donne à l’écriture, et indirectement à la musique, un pouvoir auquel je crois beaucoup".


 

 


 
3 - Moby - Natural Blues


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

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3. Moby « Natural Blues » 1999



“Natural Blues” de Moby est l’un des titres de son 5ème album “Play”, sorti en 1999 et vendu à 10 millions d’exemplaires à travers le monde. Dans un style moins synthétique et une ambiance plus pop que ses précédents opus, il y combine ses propres mélodies à des samples vocaux inspirés du gospel, du blues ou de la musique folk.

Dans “Natural Blues”, il fait entendre la voix de Vera Hall dans “Trouble so hard”. Deux clips vidéo ont été produits pour cette chanson. L’un, réalisé par David LaChapelle et mettant en scène les acteurs Christina Ricci et Fairuza Balk a remporté l’”MTV Europe Music Award” du meilleur clip en 2000.

Exploitations pédagogiques possibles  :


- Quels sont le contexte d’émergence, l’histoire, les différentes mouvances de la musique électro ? Quels instruments particuliers de création/production nécessite-t-elle ? Découverte et manipulation du logiciel Beat Bang (www.beatbang.be) créé par Point Culture (anciennement Médiathèque de la Communauté française) ;
 
- Qu’est-ce que le sampling ? Débat sur sa nature : est-ce de la création ? Argumenter. ;
 
- Définir seul ou collectivement les termes “underground”, “dancefloor”, “beat”, “rave” ;
 
- Dans la musique électro, contrairement à la musique classique par exemple avec ses indications approximatives (ex : adagio, allegro, presto…), le respect d’un tempo très précis est fondamental, pourquoi ?




Une sélection de Yann Hoogstel
Ma fonction au sein des JM :


"Régisseur au sein des JM depuis 2000 (pour les non-initiés, mon métier consiste à assurer la partie technique des concerts : placement des micro, mixage, éclairage,...)
Je m’occupe plus spécifiquement des artistes internationaux et de certains projets tel que Imagine, le Gaume Jazz festival,..."



Pourquoi cette chanson ?


"Choix épicurien.... Moby est pour moi le Woody Allen de l’électro (peut-être parce qu’ils habitent tous les deux New-York). Cet artiste a une réelle capacité à me faire vibrer. J’aurais pu choisir un autre titre, mais "Natural Blues" représente quelque chose de particulier. Les phrases répétitives et le riff bluesy sont prétexte à un groove entêtant du meilleur effet. En écoutant cette plage, j’ai l’impression d’entendre le chant d une sirène... ".



 


 
4 - Bob Marley - No woman, No cry


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

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4. Bob Marley « No woman, No cry » 1974



Contrairement à ce que l’on pourrait d’emblée traduire, “No woman, no cry” n’est pas à prendre au sens de “ Pas de femme, pas de larmes”. Le titre provient en fait d’une expression jamaïcaine signifiant “Femme, ne pleure pas”. Bob Barley y évoque sa jeunesse particulièrement désargentée dans son quartier de TrenchTown où il fit notamment la connaissance des membres fondateurs des Wailers, et son espoir d’un avenir meilleur avec sa femme Rita.

La chanson figure sur l’album “Natty Dread” de 1974 mais c’est la version issue de l’album “Live !” sorti en 1975 qui reste la plus célèbre. Alors que l’enregistrement studio passa inaperçu, l’interprétation live rencontra par contre un succès immédiat.
Cette chanson a notamment été reprise par Byron Lee, Joe Cocker, Boney M, les Fugees, Jimmy Cliff, Johnny Clarke, Sean Kingston, Londonbeat, Gilberto Gil, Joan Baez, I muvrini… Le chanteur français Joe Dassin l’a lui aussi adaptée en en conservant l’air mais en en modifiant les paroles. Cette version a également été interprétée en espagnol.


Exploitations pédagogiques possibles  :


- La Jamaïque : son histoire, sa géographie, son peuplement, ses croyances, ses traditions ;


- Le reggae : origine, histoire, philosophie, caractéristiques rythmiques majeures, grands représentants, titres emblématiques… ;


- Bob Marley : sa vie, son parcours, sa carrière, ses “addictions”, ses croyances, ses titres phares, sa fin prématurée.




Une sélection de Virginie Maillet
Ma fonction au sein des JM :


"Employée à la Fédération des Jeunesses Musicales depuis plus de 10 ans, je suis en charge du secteur administratif du secrétariat fédéral (compte-rendu de réunions, assurances, fournisseurs, salaires,…). Je travaille également en collaboration avec mes collègues sur la mise en oeuvre de différents projets fédérateurs. "



Pourquoi cette chanson ?


"Quand on parle de cette chanson, on dira « Mais oui, c’est la chanson qui raconte sa vie et celle de sa femme Rita, quant ils vivaient à Trenchtown….. »

Moi pas... J’adorais écouter Bob Marley quant j’étais ado et tout particulièrement « No Woman, No Cry ». Ne comprenant pas bien l’anglais, je me suis à l’époque arrêtée au titre qui, pour moi, était un message de liberté, d’encouragement pour la femme.

Bob Marley n’est pas qu’une icône du Reggae, il nous prouve à tous qu’avec l’amour de la musique, le partage et la volonté, on peut devenir un des plus grands chanteurs au monde mais aussi le porte-parole d’un peuple bafoué. Certains iront jusqu’à dire qu’il était un prophète...".


 
5 - Jacques Brel - Ne me quitte pas


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

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5. Jacques Brel « Ne me quitte » 1959


 


En forme d’ode à l’amour mais sur fond de rupture, cette chanson dénonce pourtant selon Brel lui-même la « lâcheté des hommes ». Brel la dédie à Suzanne Gabriello avec qui il vit une relation passionnée tout en étant toujours marié avec Thérèse Michielsen la mère de ses trois filles. Elle raconte le désespoir d’un amant délaissé qui finira cependant par s’en aller le premier.

Il l’interprète pour la première fois sur scène en 1959. Son corps tout en entier vibre d’une flamme hypnotisante qui éclipse totalement le chanteur dont il assure la première partie, Philippe Clay. C’est l’histoire d’une interprétation magistrale qui transporte d’emblée le public dans l’univers tourmenté de la détresse amoureuse.

Cette chanson a été traduite dans de multiples langues (en néerlandais par Brel lui-même en 1961 « Laat me niet alleen », en anglais par Rod McKuen et Didier Caesar, en italien (chantée notamment par Dalida), en allemand (chantée notamment par Marlène Dietrich et Mireille Matthieu), en kabyle, en polonais, en turc, en catalan (4 versions)… Elle a été reprise par de très nombreux chanteurs : Barbara, Nina Simone, Sylvie Vartan, Serge Lama, Isabelle Aubret, Johnny Halliday, Céline Dion, Yves Duteil, Dee Dee Bridgewater, Juliette Gréco, Faudel… La version anglaise de Rod McKuen « If you go away » a notamment été interprétée par Ray Charles, David Bowie, Neil Diamond, Frank Sinatra… Enfin, on retrouve des extraits du texte de la chanson dans « La Femme d’à côté », film de F. Truffaut de 1981, et les sketches « L’Ordre » de P. Desproges et « La Lettre » de M. Robin.





 

Exploitations pédagogiques possibles  :



- Débat sur l’Amour : existe-t-il plusieurs « formes » d’amour ? Termes en rapport : affection, sentiments, attachement, tendresse, passion… Recouvrement et différences des définitions ? Les frontières sont-elles « imperméables » ? Joseph Joubert, moraliste français a écrit : « La tendresse est le repos de la passion ». Qu’en pensent les élèves ?
 
- Recherche de couples d’amants célèbres en littérature, en musique, au cinéma. Qu’est-ce qui différencie leurs relations selon les époques ? Quelles sont les représentations sociales de ce type d’ « histoires » ? Comment évoluent-elles au fil des siècles ? Quelle est l’influence du milieu culturel ?
 
- Envisager différents héros impliqués dans de mythiques contes amoureux : exemples : Tristan et Yseult, Roméo et Juliette, Madame Bovary, Manon Lescaut… Après découverte ou rappel du drame amoureux vécu par ces personnages, demander aux élèves duquel ils se sentent le plus proche et pourquoi.

 




Une sélection de Sophie Mulkers
Ma fonction au sein des JM :


"Responsable pédagogique à la Fédération des Jeunesses Musicales, je m’occupe essentiellement de médiation culturelle entre les artistes, leurs projets et les publics enseignants et scolaires, pour participer à créer les conditions d’une véritable rencontre humaine et citoyenne lors des concerts, d’un réel partage de connaissances. Je coordonne également des initiatives de formation et de démocratisation de l’accès à la musique.. "



Pourquoi cette chanson ?


" « All you need is love », oui, ceci est une autre chanson mais résume en substance tout le drame contenu dans celle que j’ai souhaité mettre à l’honneur, en cette semaine de commémoration du 35ème anniversaire de la disparition de son auteur. Brel y veut offrir des perles de pluie, il a déposé au creux de nos oreilles des perles de mots que ni la pluie ni le temps ne délogeront. Point de malentendu, l’art de son verbe est grand, il ne nous quittera pas. "


 
6 - M - Je dis aime


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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6. -M- « Je dis aime » 1999


 


« Je dis aime » est un titre de chanson mais c’est aussi celui du deuxième album studio de Matthieu Chedid sorti en 1999. Il y conforte son univers poétique parfois étrange servi par une voix au registre d’une étendue assez hallucinante. Les paroles de « Je dis aime » sont écrites par sa grand-mère Andrée Chedid, femme de lettres et poète française d’origine libanaise décédée en 2011. Si cette chanson se veut un hymne à l’amour, le texte en est cependant bien moins accessible que celui qu’Edith Piaf interprétait dès 1949.
« Je dis aime » est l’un des plus grands succès de -M-, qui lui permet de se révéler. Cet album lui permet d’ailleurs de décrocher en 2000 deux Victoires de la musique en France : une en tant qu’artiste de l’année, l’autre, pour le spectacle/la tournée/le concert de l’année.


 

Exploitations pédagogiques possibles  :



- Choisir ensemble quelques chansons d’amour : exemple : « L’Hymne à l’amour » d’Edith Piaf, « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, « Je l’aime à mourir » de Francis Cabrel… Voir quels sont les points communs et les différences de ces chansons, comment le sujet est traité, quelles sont les préférences de chacun et pourquoi…
 
- Quels types de récompenses existent dans le monde de la musique ? En Belgique ? En France ? Dans le reste du monde ? Quelles sont les plus prestigieuses ?
 
- Vie, carrière et grand titres de -M- à explorer. Il s’inscrit dans une lignée familiale peu commune. Qui est sa grand-mère, qui est son père, quelle a été leur trajectoire, découvrir certaines de leurs œuvres.

 




Une sélection de Didier Masson
Ma fonction au sein des JM :


" Régisseur au sein des JM depuis 2000, j’ai pourtant découvert le mouvement bien plus tôt avec mon groupe les Chilly Pom Pom Pee en tournant dans les écoles. Je m’occupe notamment de l’encadrement logistique des artistes internationaux et de certains projets tels qu’Imagine, le Gaume Jazz Festival, le Kaléidoscope de la guitare ... "



Pourquoi cette chanson ?


" J’ai découvert –M- à Banneux à une époque où il n’était absolument pas connu, il devait y avoir 200 personnes au concert et je me suis dit que ce gars-là allait devenir « énorme ».
Moi, je dis « aime », la haine, je la jette. Pour moi, les textes de –M- sont limpides et évidents."


 
7 - Nivana - Smell like teen spirit


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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7. Nirvana « Smell like teen spirit » 1991


 


Inspirée du style musical des Pixies, « Smell like teen spirit », figurant sur l’album « Nevermind » du groupe de rock grunge américain Nirvana est sortie en 1991. Elle doit sa puissance à une alternance entre couplets calmes et refrains bouillonnants. Ses paroles, à première lecture dépourvues de sens, se sont prêtées à de multiples interprétations souvent contradictoires. Il faut reconnaître que Cobain articule tellement peu qu’elles sont difficiles à saisir, raison pour laquelle, certaines radios refusent d’ailleurs initialement de la diffuser.
Son immense succès est pourtant largement dû aux passages plus que quotidiens de son clip sur la chaîne télévisée MTV. Très bien accueillie par la critique, elle intègre de nombreux hit-parades et contribue très largement à développer la notoriété du groupe, que celui-ci, surtout son leader Kurt Cobain a du mal à assumer.
Cette chanson a été reprise – mais aussi parodiée - par de nombreux artistes et elle continue à être continuellement citée comme l’une des plus grandes chansons rock de tous les temps.

 

Exploitations pédagogiques possibles  :


- Parcourir les différents styles de rock : qu’est-ce que le « grunge » ? D’où est tiré ce nom ? Quels sont les principaux représentants de ce genre ?

- En 1994, Nirvana a défrayé la chronique lors du suicide de Kurt Cobain. A cette époque, on a craint un « effet Werther ». De quoi s’agit-il ? Qui est ce « Werther » ? A quoi cela fait-il référence ? Cela est-il déjà arrivé avant « l’affaire Cobain » ? Débattre de cette contamination possible en classe.

- « Smell like teen spirit » serait avant tout un hymne révolutionnaire adolescent. Quelles sont les grandes caractéristiques de cette phase ? Y a-t-il des extraits de texte dans lesquels les élèves se reconnaissent ? Pourquoi ? Quelle interprétation en donnent-ils ?




Une sélection de Thomas Monserez
Ma fonction au sein des JM :


" Depuis bientôt 3 ans, je tiens la comptabilité fédérale (comptabilité générale et analytique), j’élabore et je contrôle des budgets, je suis des dossiers de subsides et de financement divers..."



Pourquoi cette chanson ?


" Une génération entière a été marquée par la période grunge : son esprit"rebelle" en parfaite phase avec celui du groupe Nirvana : cheveux longs, pantalon troués, sweat et T-shirt "défraîchis". Souvenirs qui abondent :les traditionnels pogos en soirée et puison a tous commencé à gratter quelques accords de Nirvana ados, ou au coin du feu d’un camp scout car cette chanson est très accessible. Elle est selon moi indémodable ! "


 
8 - Lou Ree - Walk on the wild side


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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8. Lou Reed « Walk on the wild side » 1972


 


Apparue sur son second album « Transformer » de 1972 produit par David Bowie, « Walk on the wild side », sous des dehors romantiques, évoque d’un trait acéré des sujets aussi sensibles que la drogue, la prostitution ou la transsexualité. Teinté d’accents jazzy, ce titre a pourtant connu d’emblée un succès radiophonique considérable. Il y dévoile sans trop de mystère et dans une atmosphère toute new yorkaise, la trajectoire marginale de grands noms de la « Factory » d’Andy Warhol : Holly Woodlawn, Candy Darling, Joe Dallessandro, Jackie Curtis, Joe Campbell…
La chanson a été exploitée dans de nombreux films dont « Times Square » de Trini Alvarado, Robin Johnson, and Tim Curryen 1980, « Hot Child in the city » de John Florea en 1987, « Georgia » d’Arthur Penn en 1985, « Beautiful girls » de Ted Demme en 1996, « Without Limits » de Robert Towne en 1998… Elle a été reprise par Vanessa Paradis sur son album « Variations sur le même t’aime » sorti en 1990.

 

Exploitations pédagogiques possibles  :

 - Qui est Andy Warhol ? Quel mouvement artistique a –t-il fondé ? Qu’est-ce que la « Factory » évoquée ci-dessus ? Qui sont les personnages mentionnés dans la chanson de Lou Reed ? Découvrir des œuvres de Warhol et les commenter collectivement. Les replacer dans l’histoire de l’art de la deuxième moitié du 20ème siècle.
 

- La transsexualité continue à « fasciner ». C’est un sujet qui reste très polémique. En Europe, elle n’est aujourd’hui généralement plus considérée comme une maladie mentale. Mais dans de nombreuses zones de la planète, on continue à risquer la mort si l’on affiche des orientations sexuelles différentes. Débat avec la classe.
 

- Proposer aux élèves d’essayer de se mettre dans la peau de l’autre sexe une journée : imaginer par exemple comment on se sent physiquement : la manière dont on est vêtu et le confort qui en découle mais aussi le regard d’autrui, les relations que l’on noue ou entretient, les rapports de force…




Une sélection de Elsa Verhoeven
Ma fonction au sein des JM :


"Après un assistanat en pédagogie de quelques mois, j’assure depuis plus d’un an, la coordination et le graphisme des projets de la Fédération tels que le festival Fenêtre Ouverte, le JM Jazz World Orchestra et le Real Book Belgium."



Pourquoi cette chanson ?


"Pourquoi cette chanson en particulier ? Car elle est selon moi, porteuse d’espoir, de voyage, de rêves et d’envie d’ailleurs. Des notions, qui, comme le morceau, sont intemporelles, se découvrent et se vivent à tous âges et ce, quelle que soit la génération."


 
9 - Nina Simone - Wild is the wind


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

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9. Nina Simone « Wild is the wind » 1957


Nina Simone est une artiste chanteuse-pianiste-auteur-compositeur bouleversante, véritable incarnation du courage et militante d’envergure en faveur des droits civiques des Noirs dans une Amérique ultra conservatrice des années 1950-60. Elle est entrée très jeune et jusqu’à son dernier souffle en résistance face à cette inégalité, lorsqu’à l’âge de 12 ans, à l’occasion d’une audition, ses parents ayant été relégués à l’arrière de la salle, elle a refusé de jouer tant que ceux-ci ne réintégreraient pas les premiers rangs, ceux réservés aux Blancs.
 
Remarquée très jeune pour ses talents de pianiste classique, très peu courant pour une jeune fille de condition très modeste et de couleur, elle a pu bénéficier de leçons. Ses parents l’ont soutenue dans sa vocation, mais malgré ses très grandes dispositions et les moyens financiers récoltés grâce à des dons, elle s’est vue refuser l’entrée à la Julliard School of Music de New York. Découragée et devant subvenir à ses besoins, elle s’est alors mise à jouer dans des clubs de jazz au grand dam de ses parents.
 
« Wild Is the Wind »est une chanson écrite par Ned Washington et composée par Dimitri Tiomkin pour le film du même nom (« Car sauvage est le vent en France ») en 1957. Son premier interprète a été Johnny Mathis. L’une des plus célèbres versions de cette chanson est celle de David Bowie en 1981. Elle a également été reprise par George Michael, Randy Crawford et Barbra Streisand.


Exploitations pédagogiques possibles  :


-  Découverte des grands militants pour la cause des Noirs dans l’Amérique ségrégationniste : leur parcours, leur domaine de lutte… ;
 

-  Visionnement du film “Car sauvage est le vent en France”, débat sur l’adéquation de la musique composée à son intention. En général, comment choisit-on une musique pour accompagner un film ? Musique qui soutient ou qui exerce un rôle contraire, termes techniques appropriés… Exemples de films ?



-  Les élèves connaissent-ils des personnes de couleur qui ont pu s’affirmer sur la scène musicale, cinématographique ou encore littéraire ou scientifique en dépit de leur origine, à une époque où le racisme faisait rage outre-atlantique et empêchait l’accès à des carrières prestigieuses ?




Une sélection de Emmanuelle Soupart
Ma fonction au sein des JM :


"Je suis responsable artistique pour la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles."



Pourquoi cette chanson ?


"Son interprétation de "Wild is the Wind" unique et jamais égalée pour moi, est toute en nuances et d’une grande sensualité. A nous donner des frissons. Nombre d’artistes s’en sont inspirés par la suite, la version la plus célèbre restant celle de David Bowie."


 
10 - La Quête - Jacques Brel


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.






10. Jacques Brek « La Quête » 1968


 


Cette chanson a été éditée en 1968 sur l’album de la comédie musicale « L’Homme de la Mancha » mais n’a été publiée sous le nom de Jacques Brel que dans son « Intégrale » de 1988. « L’Homme de la Mancha » est initialement une comédie musicale américaine reposant sur un livret de Dale Wasserman et une musique de Mitch Leigh, qui s’inspire du roman de Miguel de Cervantes « Don Quichotte ». 
 
L’histoire de ce personnage mythique est cependant mise à distance, Cervantès se prêtant à un simulacre de procès où il joue un homme qui lui-même se prend pour un héros de chevalerie. Les chansons hispanisantes de Mitch Leigh témoignent de son attachement au personnage central. Le succès du spectacle fut retentissant : 2329 représentations eurent lieu à Broadway !
Conquis par cette oeuvre, Jacques Brel en négocie les droits, en traduit magistralement les paroles et en incarne lui-même le personnage-phare en octobre 1968 à Bruxelles puis au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, où il le joue 150 fois. Un album de cette version française a ensuite été produit par l’artiste belge.
 
Un film suit en 1972 (avec Peter O’Toole et Sophia Loren), ainsi que de multiples revivals en anglais ou dans l’espace francophone, notamment dans les opéras de Nancy, de Liège ou de Toulouse. Parmi toutes les chansons de la partition, La Quête est devenue un véritable standard de Brel.
 
 

Exploitations pédagogiques possibles  :


- Lecture du roman « Don Quichotte » de Miguel Cervantes, analyse des personnages, du type de roman, pourquoi, en raison de quelles caractéristiques est-il considéré comme le premier roman moderne ? ;
 

- Ecoute d’extraits de « L’Homme de la Mancha », quels rapprochements et divergences évidents peut-on noter par rapport au roman initial dont s’inspire l’œuvre ?
 

- Les élèves connaissent-ils d’autres comédies musicales ? Peuvent-ils en citer qui ne soient pas des productions des deux dernières décennies ? Les comparer sur le plan de la technique mais aussi des synopsis, des rôles, des types de voix…




Une sélection de Michel Schoonbroodt

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis le directeur de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles. Tout simplement !"



Pourquoi cette chanson ?


"Pour Brel : l’homme, sa voix, sa présence, sa force et... sa déchirure.
Pour le texte : parce qu’il exprime avec tant de justesse la façon dont d’essaye de conduire mes projets... ma vie... même trop, même mal...
Tout simplement !"


 
11 - Imagine - John Lennon


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

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11. John Lennon « Imagine » 1971


 


Considérée comme l’un des plus grands tubes de tous les temps, « Imagine », premier titre apparaissant dans l’album du même nom de John Lennon de 1971 repose sur un poème de trois lignes publié par Yoko Ono en 1964 et intitulé « Cloud Piece ». L’artiste y distillait des conseils pour entamer une nouvelle vie.
A sa sortie en 1971, la chanson apparaît simplement comme une mélodie gentille et agréable, inspirée à Lennon par l’espoir d’un monde en paix, mais son contenu subversif qui se veut, selon les propos de Lennon lui-même, « anti-nationaliste, anti-religieux, anti-capitaliste et anti-norme », va évidemment à l’encontre des valeurs de la société américaine.

« Imagine » s’est hissée au sommet des plus prestigieux classements : magazine Rolling Stones, n°2 du Guiness Book des records (après « Bohemian Rhapsody » de Queen), sondage de la fin du 20ème siècle, Virgin Radio… La chanson a également été mise en exergue à de très nombreuses occasions : chantée par Neal Young lors du show télévisé « A Tribute to Heroes » en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001, le film « Forrest Gump » (Robert Zemeckis 1994) fait référence à la genèse de la chanson, la cérémonie de clôture des JO de Londres 2012 montre John Lennon chanter « Imagine » sur un écran géant, un des vers de la chanson : « Above us, only sky » est même repris en tant que devise de l’aéroport de Liverpool…

 
 

Exploitations pédagogiques possibles  :


- Lecture des paroles de la chanson et débat en classe. Recontextualisation de la réception de la chanson en fonction du climat aux Etats-Unis à ce moment-là : guerre du Vietnam notamment. Ressent-on les objectifs énoncés par Lennon (voir ci-dessus) ? ;


- Découvrir le poème rédigé par Yoko Ono (« Cloud Piece ») dont est inspirée la chanson. Demander aux élèves ce qu’il leur évoque, ce qu’ils auraient écrit à partir de ces quelques lignes ;


- Lecture du livre « Lennon » de David Foenkinos, Editions Plon, 2010, biographie romancée de John Lennon. Il permet de passer en revue les grandes étapes de la vie de l’artiste, ses rencontres déterminantes, ses influences, ses passions, ses engouements et ses déceptions majeurs.




Une sélection de Paul Soyeur

Ma fonction au sein des JM :


"Il repose d’abord sur la conviction que la musique - tous genres confondus - apporte un supplément d’âme, qu’elle sème des poussières d’espoir sur le chemin de la vie. De délégué communal à Uccle dans les années ’70 à Président de la Fédération aujourd’hui, l’aventure reste toujours aussi passionnante et partagée avec des personnes dont j’apprécie le talent et l’implication quotidienne."



Pourquoi cette chanson ?


"Pour la musique que l’on identifie dès les premières notes, pour les paroles qui renvoient à une époque où l’on rêvait de créer un monde meilleur, pour le côté "Beatles" qui évoque une période insouciante, les Golden Sixties, où la création s’épanouissait dans tous les domaines et où, me semble-t-elle, la pensée était beaucoup moins formatée qu’aujourd’hui par le politiquement correct"


 
12 - Les Origines - Le Larron


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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11. Le Larron « Les origines » 2009


Le Larron est un musicien multi-instrumentiste autodidacte qui débute sa carrière en accompagnant des interprètes tels que Jane Birkin ou Ridan, en remixant des rappeurs tels que Rohff ou Blak Twang et en jouant beaucoup en studio. C’est également un auteur compositeur mais toujours pour les autres… Et ce, bien plus qu’un chanteur !
 
Mais il finit par interpréter ses propres titres car ils sont éminemment personnels. Il réalise un premier album de manière un peu “spontanée”, sans vraiment d’effort, dans un esprit plutôt “récréatif”. Il crée son label dans la foulée et débute ses concerts dans des cafés parisiens. Très vite, il attire l’attention, le bouche à oreille fonctionne merveilleusement et une tournée de 2 ans et demi s’ensuit.
 
Un deuxième album “volontaire” est alors soigneusement confectionné. Le Larron y investi beaucoup de temps, il y expérimente de nouveaux métissages, de nouvelles couleurs sonores afin d’obtenir ce qu’il recherche vraiment. Tous les ingrédients intégrés génèrent un style qui lui colle à la peau.
 
Quelques-uns de ses titres : “Je t’aime”, “Tes yeux verts”, “Le labyrinthe”, “Le temps”, “Ne m’acquitte pas” en hommage à Jacques Brel, “S.I.D.A.”, “Faut pas”, “Les prénoms”, “Le devoir conjugal”, “Abstinence ou paternité”…


Exploitations pédagogiques possibles  :


- Demander aux élèves d’effectuer une recherche sur le nom de scène du chanteur, quelle est son origine ? Et eux, s’ils devaient adopter un pseudonyme, quel serait-il et pourquoi ? Dans quelles situations est-on amené à choisir un nom d’emprunt ? Pourquoi est-ce parfois préférable ?
 

- Connaissent-ils des chanteurs ayant également écrit pour d’autres interprètes ?
 

- Peuvent-ils citer le nom des auteurs, compositeurs de chansons très populaires (leur demander au préalable d’en choisir une chacun) dont les chanteurs sont très médiatisés ? Qu’en tirent-ils comme conclusions ?




Une sélection de Luc Vandevelde

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis responsable régie de puis de nombreuses années. Par ailleurs, je m’occupe également de certains travaux de graphisme et du réseau informatique."



Pourquoi cette chanson ?


"J’ai découvert Le Larron sur une scène de la "Fête de L’Huma" en septembre 2011 à La Courneuve, près de Paris où nous nous étions arrêtés pour écouter Bernard Lavilliers (toujours accompagné par le liégeois Xavier Tribolet aux claviers, à l’accordéon et à la batterie). Joan Baez était de la partie aussi mais il pleuvait tellement fort que nous nous sommes réfugiés sous un chapiteau où jouait le quintette du contrebassiste de jazz Henri Texier.

J’ai beaucoup apprécié Le Larron, le musicien et son groupe, entre autres son hommage à Jacques Brel ("Ne m’acquitte pas") et surtout son humour, peut-être un peu cynique mais tellement vrai à propos de la vie de tous les jours...
"


 
13 - Requiem pour un con - Serge Gainsbourg


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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13. Serge Gainsbourg « Requiem pour un con » 1968


 


Ecrite, composée et interprétée par Serge Gainsbourg, cette chanson paraît en single en 1968. La mélodie repose sur un thème extrait de la conclusion de la Symphonie n°9 en mi mineur dite du « Nouveau Monde » d’Anton Dvorak. On la retrouve sur la bande originale du film « Le Pacha » de George Lautner (1968) dans lequel Serge Gainsbourg joue son propre rôle dans un studio d’enregistrement.
Ce titre a été repris par Vanessa Paradis, Brian Molko avec Françoise Hardy, le DJ français Martin Solveig, Jay-Jay Johanson et a été remixé en 1991, se classant 8ème des ventes de singles, un mois après la mort de Gainsbourg.

 

Exploitations pédagogiques possibles  :


- Qu’est-ce qu’un requiem ? Demander aux élèves d’en citer quelques-uns. Ecouter éventuellement quelques extraits des œuvres les plus emblématiques (Mozart en en signalant les particularités puisque ce n’est pas lui qui en a composé l’intégralité, Verdi, Brahms : « Ein Deutsches Requiem », Fauré, Lloyd Webber…) ;

- Gainsbourg est friand de samples empruntés à la musique classique au sein de ses chansons. Demander aux élèves de rechercher d’autres titres emblématiques de cette tendance ;

- Visionner le spectacle « Gainsbourg ressuscité, bien fait pour sa gueule » présent dans la programmation des Jeunesses Musicales pour la saison 2012-2013. En consulter le dossier pédagogique : http://jeunessesmusicales.all2all.org/IMG/pdf/Gainsbourg_ressuscite.pdf





Une sélection de Manu Hermia

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis saxophoniste, improvisateur et compositeur, et en tant que vice-président des Jeunesses Musicales de FWB, je tâche de nourrir le débat à partir de ma vision d’artiste et de ma connaissance du terrain."



Pourquoi cette chanson ?


"Requiem pour un con commence par cette phrase : "Ecoute les orgues, elles jouent pour toi", et fait référence aux divers requiems du répertoire classique. La première originalité c’est donc que l’auditeur est invité à entendre quelque chose qui ne figure pas dans ce morceau-ci (les orgues), mais bien dans le bagage culturel commun.

Ensuite, le morceau consiste en une lancinante mélodie répétée en boucle sans qu’il n’y ait jamais ni refrain ni couplet. Pareil au niveau rythmique, il y a juste un loop de batterie du début à la fin. Cette composition constitue donc une sorte de défi en se résumant à la plus stricte simplification du matériel musical : une seule mélodie, un seul groove, une seule partie dans la structure. La complexité et la beauté des grands requiems du répertoire classique évoqués dans le texte contrastent avec cette quasi nudité musicale. La façon dont Gainsbourg a composé "requiem pour un con" signifie donc, en second degré, que la musique s’appauvrit et qu’il faut veiller à ce que trop de simplification de la culture ne mène à une sorte de connerie généralisée. Mais le génie de Gainsbourg tient évidemment dans son pouvoir mélodique, vu que cette rengaine, on la connaît tous par coeur maintenant ;-)))

En tout cela, cette chanson traduit un intéressant paradoxe entre la complexité et la simplification dans les processus d’évolution des formes d’art. Un paradoxe que l’on retrouve par exemple aussi chez Andy Warhol, mais dans les arts graphiques cette fois.
"


 
14 - The Sound of Silence - Simon & Garfunkel


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

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14. Simon and Garfunkel « The sound of silence » 1964


Sortie initialement en version acoustique en 1964, cette chanson du duo de folk rock américain Simon and Garfunkel est réenregistrée l’année suivante en version électrique à l’insu de ceux-ci par le producteur de « Like a rolling stone » de Bob Dylan, Tom Wilson. Il estime en effet que si le potentiel de la mélodie est indéniable, elle manque cependant de puissance. Il convie alors trois musiciens inconnus de Simon et Garfunkel -d’ailleurs à ce moment séparés- à apporter leur pierre à l’édifice. A une époque où le folk rock a de plus en plus la cote, le titre ainsi retouché se classe immédiatement en tête des ventes aux Etats-Unis et assure la célébrité à Simon et Garfunkel.
Ayant pour thème central l’incapacité communicationnelle des Hommes, elle évoque l’habitude de Paul Simon, son auteur et compositeur, de jouer de la guitare dans sa salle de bain en éteignant la lumière et bercé par le son apaisant d’un robinet qui coule !

Initialement orthographié au pluriel, le titre est modifié à la sortie du film « Le Lauréat » (de Mike Nichols, 1967). Il apparaît en effet sur sa bande originale, au début et à la fin. C’est également sous cette forme qu’il est consigné à la Bibliothèque du Congrès et à la BMI. Il a été interprété à la guitare par Paul Simon lors de la cérémonie de commémoration rendant hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001 sur le site de Ground Zero le 11 septembre 2011. De nombreuses reprises existent : Anni-Frid Lyngstad en suédois ( !), le groupe de punk rock The Dickies, le groupe de heavy metal Nevermore, Brooke Fraser, Sharleen Spiteri…



Exploitations pédagogiques possibles  :


- Débat sur le silence : lecture d’extraits d’« Eloge du silence » de Marc de Smedt, Paris, Editions Albin Michel, 1989. Qu’est-ce que le silence ? Peut-il encore être total dans nos sociétés occidentales traversées par le bruit en permanence ? Faut-il le préserver ? Quelles en sont les représentations pour les élèves ? Silence et incommunicabilité sont-ils des synonymes ? Oui, non ? Pourquoi ? ;

- Découverte de « 4’33’’ » de John Cage créée à New York en août 1952. Visionner une exécution de cette œuvre. Observer la réaction des élèves. Quel est selon eux le « statut » de cette réalisation ? Cette pièce est-elle réellement silencieuse ? Pourquoi ? Quelle en est l’auto-analyse de John Cage ? ;

- Qu’est-ce que le mouvement folk ? Quelles en sont les origines ? Les grands courants ? Les élèves peuvent-ils citer quelques groupes belges et étrangers représentants de cette tendance ? Quelques exemples :

http://www.jeunessesmusicales.be/BaliMurphy
http://www.jeunessesmusicales.be/Dan-San
http://www.jeunessesmusicales.be/Lucy-Lucy
http://www.jeunessesmusicales.be/Too-Much-The-White-Nots




Une sélection de Yannicke Wauthier

Ma fonction au sein des JM :


"Je travaille depuis 2002 au sein de la structure des Jeunesses Musicales. Ayant débuté comme animatrice pour les tout-petits, je suis à présent Directrice Régionale de l’antenne namuroise ! Entourée d’une équipe dynamique, nous semons nos notes un peu partout dans la Province ! "



Pourquoi cette chanson ?


"Simon & Garfunkel, ce fut pour moi, petite fille, la découverte d’une musique enrobante, de deux voix s’harmonisant à la perfection, de mélodies touchantes… Je me souviens très bien de la pochette du 33 ! Ce titre, si l’on s’en tient à la traduction de celui-ci uniquement, est en plus tellement évocateur… un silence en dit parfois bien plus long que des mots inutiles… je me tais donc et vous laisse écouter..!"


 
15 - Nothing Else Matters - Metallica


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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15. Metallica « Nothing else matters » 1991


 


Il s’agit de l’un des titres les plus connus du groupe de trash/heavy métal Metallica. Sortie en 1991 sur l’album éponyme « Metallica », souvent surnommé « Black Album » en raison de sa pochette entièrement noire faisant apparaître un serpent en surimpression, cette chanson étend le succès commercial du groupe. En effet, elle se démarque de ses compositions habituelles par un ton mélancolique et une introduction interprétée à la guitare acoustique. Son thème principal est celui de l’indépendance et des voies prioritaires à suivre dans la vie. Elle a été écrite par le guitariste et chanteur de Metallica, James Hetfield alors qu’une tournée le retenait loin de celle qu’il aimait, d’où les paroles « So close, no matter how far »

Selon certains détracteurs, il s’agit pour Metallica d’un tournant décisif ayant dénaturé leur musique originelle, bien plus rude et moins populaire. Le producteur de l’album, Bob Rock a ensuite suggéré de l’adapter en version orchestrale. Ils ont alors sollicité Michael Kamen, chef d’orchestre de San Francisco, ce qui mènera par la suite à l’enregistrement de l’album « S&M » avec l’Orchestre Philharmonique de San Francisco.

Ce titre a fait l’objet de nombreuses reprises : Motörhead, Shakira, Lissie, l’ensemble vocal belge Scala, Apocalyptica (quatuor de violoncelles suédois), Lucie Silvas…



Exploitations pédagogiques possibles  :

- Débat sur l’amour à distance : outre « Nothing Else Matters » écouter aussi « J’veux bien t’aimer » de Linda Lemay, « Cœur Grenadine » de Laurent Voulzy, « La musique adoucit » de Maurane, « Sad Eyes » de Bat For Lashes. Selon les élèves est-ce possible d’entretenir une relation amoureuse saine et épanouissante à distance ? L’est-ce davantage à l’heure actuelle que par le passé, pourquoi ? (Pour les plus âgés enrichir le débat de la lecture de « Petite Poucette » de Michel Serres, Paris, Editions du Pommier, 2012) ;


- Dans l’album « S&M » on mixe deux genres : heavy métal rock et formation classique (orchestre symhonique) cf : http://www.youtube.com/watch?v=ziThYl6B2vw. Le quatuor Apolyptica reprend ce style et l’adapte cf : http://www.youtube.com/watch?v=rbTozgoj9OQ. Donnez d’autres exemples d’arrangements heureux favorisant la fusion des styles musicaux ou artistiques en général ;

- Citez différentes orientations du metal et donnez des exemples d’interprètes.



Une sélection de Marie Laisney

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis directrice des Jeunesses Musicales du Brabant Wallon et ce que j’affectionne le plus dans ma fonction, c’est tout ce qui est de l’ordre du « non événement », du « non anniversaire ». C’est le travail de longue haleine, dans l’ombre, celui qui fait naître le soleil dans les yeux des enfants, ceux qui ont l’opportunité de croiser les animateurs qui leur dispensent des ateliers musicaux au sein de leur classe, dans leur quotidien "



Pourquoi cette chanson ?


"J’ai choisi cette chanson car je l’ai redécouverte avec plaisir via le quatuor de violoncelles suédois Apocalyptica. Ma fille, qui pratique cet instrument depuis quelques années, en interprète actuellement cette version et je la trouve particulièrement touchante."


 
16 - Queen - Bohemian Rhapsody


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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16. Queen « Bohemian Rhapsody » 1975


 


 


Ecrite par Freddy Mercury en 1975 pour l’album « A night at the Opera », cette chanson, enregistrée par le groupe Queen, complètement atypique et particulièrement longue (5’55’’), s’appuie sur une structure en six parties (introduction, ballade, solo de guitare de Bryan May, partie opéra, partie hard rock et conclusion ou outro). Dépourvue de refrain, elle voyage d’arrangements a cappella à des passages hard rock. Malgré son format très peu conventionnel, elle devient dès sa sortie en single un immense succès commercial, permettant au groupe d’accéder à une reconnaissance internationale. Elle s’accompagne d’un film qui est une sorte de prémisse du clip vidéo que l’on connaîtra par la suite et qui en renforce l’intérêt et la popularité.
 
Sa longueur et sa complexité instrumentale et vocale en font la chanson ayant représenté le coût le plus important en matière d’enregistrement jusqu’à aujourd’hui (3 semaines complètes pour l’enregistrement des seuls fameux « Galileo »). Par ailleurs, son format semble l’écarter définitivement des ondes radios. Par un astucieux stratagème, Freddy Mercury parvient toutefois à la faire diffuser par l’un de ses amis qui est un célèbre animateur. Elle est rapidement reprise par de très nombreux homologues qui en saisissent tout le potentiel.
 
Freddy Mercury a très souvent été interrogé sur le sens à donner à cette chanson, au texte qui la parcourt. Il s’est toujours montré assez évasif, répondant par exemple : « C’est une de ces chansons qui véhiculent un sentiment de fantastique. Je crois que les gens devraient simplement l’écouter, y penser, puis se faire leur propre idée sur ce que ça leur raconte ». Mais il ne s’est jamais caché de son attachement tout particulier pour cet opus. Il en a d’ailleurs dirigé l’entièreté de l’enregistrement.





Exploitations pédagogiques possibles  :

- Histoire du clip vidéo : la vidéo « promotionnelle » de « Bohemian Rhapsody » est souvent considérée comme le premier clip vidéo. La regarder ensemble, la commenter et la comparer avec d’autres clips plus tardifs un niveau des effets visuels, de la rapidité des plans, des angles de vue adoptés… ;
 
- Freddy Mercury a été emporté par le sida en 1991 à l’âge de 45 ans. Depuis plusieurs années déjà ce virus faisait des ravages mais la médecine n’en était qu’à ses balbutiements en matière de dépistage et surtout de traitement. Rappel de ce qu’est ce virus, du mode de contamination mais aussi recontextualisation de cette période en matière de découverte de cette pathologie ;
 
- Carrière, œuvre et grands succès du groupe Queen. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Cette musique parle-t-elle encore aux jeunes ?



Une sélection de Isabelle Lambot
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Ma fonction au sein des JM :


" Ma fonction de Directrice des Jeunesses Musicales de Charleroi, me procure énormément de joie et ce, depuis de nombreuses années.
J’apprécie quotidiennement d’être entourée de mon équipe administrative et de mes animateurs, une richesse humaine partagée "


 


Pourquoi cette chanson ?


"A 14 ans, voir Freddy Mercury à Forest National, ça ne s’oublie pas facilement. J’apprécie cette chanson car elle me rappelle une agréable partie de ma jeunesse, une sortie organisée avec mes cousines, toutes, jeunes mamans. Une chanson que nous aimions fredonner sans modération dès que l’on était réunies."


 
17 - Tracy Chapman - Talkin’ ’bout Revolution


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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17. Tracy Chapman « Talkin’ ’Bout a Revolution » 1988


Ce titre est le deuxième single de la chanteuse de folk afro américaine Tracy Chapman. Il paraît sur son album éponyme en 1988. Cette chanson, politiquement engagée, devient rapidement un succès international ainsi qu’un classique du répertoire de son interprète. Elle a fait l’objet de plusieurs reprises.


Tracy Chapman s’initie très tôt à la musique. Anthropologue de formation, elle chante aussi dans les bars de sa ville de Boston où elle est adulée. C’est ainsi qu’un illustre producteur, David Kershenbaum la repère et qu’elle enregistre son premier album. En 1988, elle participe à un concert de soutien à Nelson Mandela qui lui vaut de vendre 75000 disques le lendemain ! Par la suite, elle publie 8 albums et en écoule plus de 40 millions à travers le monde.

Chanteuse engagée, Tracy Chapman milite régulièrement en faveur des droits de l’Homme. Loin des chanteuses préfabriquées, elle est l’image d’un certain contre-pouvoir ; ses titres abordent les problèmes sociaux et les combats quotidiens. Avec ses chansons lucides et intemporelles, elle a su imposer son style sensible et sa voix androgyne.





Exploitations pédagogiques possibles  :

- Traduction de la chanson « Talkin’ ’Bout a Revolution », les élèves pensent-ils qu’elle est encore d’actualité ? Pourquoi ? A quoi pourrait-elle se rapporter en 2014 ? ;

- Les élèves connaissent-ils d’autres chanteurs/chanteuses engagés ? Peuvent-ils citer certains de leurs titres ? Quel était le contexte d’émergence de ceux-ci ? ;

- Nous avons chacun un timbre de voix qui nous est irréductiblement propre, plus marquant même que les empreintes digitales. Ecouter la voix parlée de chaque élève de la classe avec attention et essayer de lui attribuer un adjectif. Que pensent les élèves de la voix de Tracy Chapman ?



Une sélection de Françoise Godefroid

Ma fonction au sein des JM :


"J’exerce ma fonction de Directrice des Jeunesses Musicales de Mons Borinage depuis 23 ans. Cela m’apporte encore aujourd’hui beaucoup de satisfaction même si je me sens trop accaparée par toutes les tâches administratives, et pas assez disponible pour me rendre sur le terrain des animations pour pouvoir rencontrer les enfants, les bébés. C’est en effet ainsi que j’ai commencé, par la mise en place des tournées et du chant prénatal plus exactement. Depuis lors il a été abandonné mais on a beaucoup de séances dévolues à l’éveil des bébés et des petits en maternel. C’est la partie la moins visible de l’iceberg dans notre travail mais c’est pour moi la plus importante. C’est pour moi un réel plaisir de voir s’illuminer les visages des enfants. Je suis toujours étonnée de constater que la musique possède ce pouvoir. Et heureusement d’ailleurs ! "


Pourquoi cette chanson ?


"J’ai choisi cette chanson car je regrette que l’on n’entende plus beaucoup Tracy Chapman sur les ondes depuis son dernier album en 2008. Cette chanson et plus globalement cette artiste sont pour moi un coup de cœur car sa voix est marquée par un vibrato très fort. On ne sait pas à première écoute s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Elle a chanté aux côtés de très grands : Bruce Springsteen, Youssou N’Dour, Sting, Peter Gabriel… Ce qui me plaît aussi chez elle, c’est son côté engagé, d’ailleurs cette chanson est très actuelle, dommage que le « plan langues » n’existe plus car les paroles sont très interpellantes ! En gros, elle dit : « Ne sais-tu pas qu’ils parlent de révolution ? Cela résonne comme un murmure. Tandis qu’ils attendent l’aumône de l’Etat providence, pleurent aux portes de ces organisations caritatives, perdent leur temps dans les files de chômeurs, patientent dans l’espoir d’une promotion, les pauvres gens vont se révolter, pour s’emparer de leurs biens, les pauvres gens vont se relever, pour prendre ce qui leur revient… "


 
18 - Nancy Sinatra - These boots are made for walkin’


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.







18. Nacy Sinatra « These boots are made for walkin’ » 1966


 


Cette chanson pop interprétée par Nancy Sinatra et sortie sur son premier album studio « Boots » en 1966 a été écrite par Lee Hazlewood. Il comptait la chanter lui-même mais s’est laissé convaincre par Nancy Sinatra de la lui confier. Elle évoque les avances d’un homme âgé que refuse une jeune fille. Ce single a rencontré un très grand succès dès sa sortie.

Ce titre a abondamment été associé à la guerre du Vietnam pour diverses raisons : la chanson était régulièrement utilisée dans les bandes sonores de reportages des journaux télévisés concernant l’infanterie américaine basée au Vietnam entre 1966 et 1977. De plus, L’artiste s’est rendue au sud-Vietnam pour chanter son tube aux soldats américains en fonction sur place. Enfin, elle a été reprise dans le film « Full Metal Jacket » de Stanley Kubrick (1987) qui met notamment en scène des soldats pris dans des combats urbains lors de la même guerre.





Exploitations pédagogiques possibles  :

- Généalogies en art : Nancy Sinatra est la fille de qui ? Quelle est la chanson emblématique de son père ? Les élèves connaissent-ils d’autres « lignées » d’artistes (exemple les Chedid) ? En musique, dans d’autres disciplines ? Cinéma, peinture, cirque… ;

- Traduction des paroles de la chanson afin de comprendre son sens premier et, avec l’étude du contexte historico-social des Etats-Unis de l’époque, pourquoi celui-ci a été détourné ;

- Visionnement du film de Stanley Kubrick « Full Metal jacket » : selon les élèves pourquoi cette chanson au sein de ce film ?
 



Une sélection de Pauline Hennebert

Ma fonction au sein des JM :

"J’ai commencé à travailler aux JM en 2007 en tant qu’animatrice et par la suite responsable des tournées. Depuis 2 ans j’occupe le poste de directrice du centre régional de Wallonie picarde. Ce que j’aime dans cette nouvelle fonction c’est de côtoyer des gens passionnés, de travailler au quotidien avec une équipe dynamique, d’avoir sans cesse de nouveaux défis à relever et des tâches tellement variées qu’on ne s’ennuie jamais !"


 


Pourquoi cette chanson ?


"J’ai découvert Nancy Sinatra après avoir entendu sa magnifique version de “Bang Bang” présente sur la bande original du film « Kill Bill » de Tarantino. Tout d’abord surprise de découvrir qu’il s’agissait de la fille de Frank Sinatra, j’ai ensuite écouté ses chansons. J’ai choisi “These boots ” car elle représentait à l’époque le symbole de l’émancipation de la femme. Les paroles disent à un homme qui n’a pas été correct avec elle que ses bottes sont faites pour marcher, que c’est ce qu’elles vont faire mais qu’un jour elles le piétineront !!"


 
19 - Pink Floyd - Shine on you crazy diamond


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.







19. Pink Floyd « Shine On You Crazy Diamond  » 1975


 


« Shine On You Crazy Diamond » est une chanson de Pink Floyd parue en 1975 sur l’album intitulé « Wish you were here ». Particulièrement longue (sa durée complète est de 26 minutes !), elle se compose de 9 parties et est divisée en deux morceaux dont l’un ouvre l’album et l’autre le conclut (il n’était pas possible de l’inscrire dans son intégralité sur une seule face d’un disque vinyle 33 tours de l’époque, d’où l’idée de la scinder et d’intercaler d’autres titres). L’auteur des paroles est Roger Waters qui cosigne également la musique avec David Gilmour et Richard Wright.
 
Son thème général est celui de l’absence, en l’occurrence ici, celle de l’ancien leader du groupe, Syd Barrett qui influence la composition de tout l’album et dont les initiales du prénom se retrouvent dans le titre de la chanson : Shine one You crazy Diamond. La partie 2 est d’ailleurs souvent surnommée « le thème de Syd ». Cette « empreinte » est d’autant plus marquée que durant l’enregistrement, les musiciens reçoivent la visite de leur ami, manifestement mal en point, ce qui les chagrine beaucoup.


 


Exploitations pédagogiques possibles  :


- Les élèves connaissent-ils des chansons dont les titres portent des messages cachés, des noms ? Exemple : « Lucy in the Sky with Diamonds » des Beatles ? Que pourrait-on y lire ? Inversément, cette chanson a été à l’origine du nom donné au premier hominidé identifié dans la Rift Valley en Ethiopie en 1974, les élèves savent –ils pourquoi ? ;
 
- Dans le même ordre d’idées, qu’est-ce que le « backmasking » ? Les Beatles se sont prêtés à cette technique tout comme Pink Floyd notamment dans son album « The Wall » sur la chanson « Empty Spaces » ;
 
- Découverte de chansons traitant de l’absence : analyse des textes, du style littéraire adopté, de l’angle d’approche, traduction éventuelle : quelques exemples : « L’absence » de Jean-Jacques Goldman, « The promise » de Tracy Chapman, « L’absence » de Serge Reggiani, « Evidemment » de France Gall, « Tears in Heaven » d’Eric Clapton, « Mon vieux » de Daniel Guichard, « Ne t’en vas pas » de Linda Lemay »…




Une sélection de Michel Schoonbroodt

Ma fonction au sein des JM :

"Je suis le directeur de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles. Tout simplement !"


 


Pourquoi cette chanson ?


"A chacun ses dépendances. Pour Syd Barrett, à l’attention de qui Roger Waters a écrit cette chanson, c’était, malheureusement, le LSD. Pour moi, ce fut le rock progressif et parfois symphonique du groupe dont Syd l’instable (Shine on You crazy Diamond) fut l’un des fondateurs : Pink Floyd.
Pink Floyd, Genesis (avec Peter Gabriel), Yes, Jethro Tull, Camel, King Crimson, Emerson, Lake and Palmer, et, plus près de nous, Machiavel ont forgé mon 1er vrai univers musical d’adolescent et m’ont préparé à l’écoute d’autres esthétiques dans lesquelles je plonge avec bonheur aujourd’hui : le jazz, la musique classique ou la musique ethnique, notamment.
 
Shine on you crazy diamond est sans doute la composition du Floyd que j’ai le plus écoutée... Elle est à mes côtés depuis sa sortie en 1975 ; symbolique quand on sait qu’elle est parue sur un album intitulé “Wish you were here”.
Elle est celle qui me fait tout arrêter, instantanément, pour m’y consacrer. Chaque écoute est une (re)découverte, un moment magique...
 
Je me suis longtemps demandé pourquoi cet envoûtement et pourquoi elle ?
Et depuis peu, je pense avoir compris ...
Je l’ai enfin trouvé ce petit diamant fou...
 
Brille, toi le diamant fou
Et nous nous prélasserons à l’ombre...
 
Bonne Saint-Valentin mon tisoleil."


 
20 - Beach Boys - God Only Knows


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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19. Pink Floyd « Shine On You Crazy Diamond  » 1975


« Shine On You Crazy Diamond » est une chanson de Pink Floyd parue en 1975 sur l’album intitulé « Wish you were here ». Particulièrement longue (sa durée complète est de 26 minutes !), elle se compose de 9 parties et est divisée en deux morceaux dont l’un ouvre l’album et l’autre le conclut (il n’était pas possible de l’inscrire dans son intégralité sur une seule face d’un disque vinyle 33 tours de l’époque, d’où l’idée de la scinder et d’intercaler d’autres titres). L’auteur des paroles est Roger Waters qui cosigne également la musique avec David Gilmour et Richard Wright.
 
Son thème général est celui de l’absence, en l’occurrence ici, celle de l’ancien leader du groupe, Syd Barrett qui influence la composition de tout l’album et dont les initiales du prénom se retrouvent dans le titre de la chanson : Shine one You crazy Diamond. La partie 2 est d’ailleurs souvent surnommée « le thème de Syd ». Cette « empreinte » est d’autant plus marquée que durant l’enregistrement, les musiciens reçoivent la visite de leur ami, manifestement mal en point, ce qui les chagrine beaucoup.


 


Exploitations pédagogiques possibles  :


- Les élèves connaissent-ils des chansons dont les titres portent des messages cachés, des noms ? Exemple : « Lucy in the Sky with Diamonds » des Beatles ? Que pourrait-on y lire ? Inversément, cette chanson a été à l’origine du nom donné au premier hominidé identifié dans la Rift Valley en Ethiopie en 1974, les élèves savent –ils pourquoi ? ;
 
- Dans le même ordre d’idées, qu’est-ce que le « backmasking » ? Les Beatles se sont prêtés à cette technique tout comme Pink Floyd notamment dans son album « The Wall » sur la chanson « Empty Spaces » ;
 
- Découverte de chansons traitant de l’absence : analyse des textes, du style littéraire adopté, de l’angle d’approche, traduction éventuelle : quelques exemples : « L’absence » de Jean-Jacques Goldman, « The promise » de Tracy Chapman, « L’absence » de Serge Reggiani, « Evidemment » de France Gall, « Tears in Heaven » d’Eric Clapton, « Mon vieux » de Daniel Guichard, « Ne t’en vas pas » de Linda Lemay »…




Une sélection de Michel Schoonbroodt

Ma fonction au sein des JM :

"Je suis le directeur de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles. Tout simplement !"


Pourquoi cette chanson ?


"A chacun ses dépendances. Pour Syd Barrett, à l’attention de qui Roger Waters a écrit cette chanson, c’était, malheureusement, le LSD. Pour moi, ce fut le rock progressif et parfois symphonique du groupe dont Syd l’instable (Shine on You crazy Diamond) fut l’un des fondateurs : Pink Floyd.
Pink Floyd, Genesis (avec Peter Gabriel), Yes, Jethro Tull, Camel, King Crimson, Emerson, Lake and Palmer, et, plus près de nous, Machiavel ont forgé mon 1er vrai univers musical d’adolescent et m’ont préparé à l’écoute d’autres esthétiques dans lesquelles je plonge avec bonheur aujourd’hui : le jazz, la musique classique ou la musique ethnique, notamment.
 
Shine on you crazy diamond est sans doute la composition du Floyd que j’ai le plus écoutée... Elle est à mes côtés depuis sa sortie en 1975 ; symbolique quand on sait qu’elle est parue sur un album intitulé “Wish you were here”.
Elle est celle qui me fait tout arrêter, instantanément, pour m’y consacrer. Chaque écoute est une (re)découverte, un moment magique...
 
Je me suis longtemps demandé pourquoi cet envoûtement et pourquoi elle ?
Et depuis peu, je pense avoir compris ...
Je l’ai enfin trouvé ce petit diamant fou...
 
Brille, toi le diamant fou
Et nous nous prélasserons à l’ombre...
 
Bonne Saint-Valentin mon tisoleil."


 
21 - Massive Attack - Teardrop


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

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21. Massive Attack « Teardrop  » 1998


 



« Teardrop » est une chanson écrite par Massive Attack, interprétée par Elisabeth Fraser des Cocteau Twins et sortie sur l’album « Mezzanine » en 1998. Elle est devenue l’un des grands tubes du groupe britannique originaire de Bristol. Aux Etats-Unis, sa célébrité est surtout liée à son exploitation dans la série « Dr House ». En France et dans d’autres pays, la chanson a dû être adaptée en version instrumentale pour cet usage en raison des droits d’auteur. Elle apparaît également dans l’un des épisodes de « Prison Break ».

Massive Attack, à l’origine plutôt versé dans la soul et le hip-hop évolue au fil des années 1990 dans les mouvances électro, générant de nombreuses allées et venues au sein de sa formation, certains de ses membres ne se reconnaissant plus dans la musique envisagée. L’album « Mezzanine », considéré par les critiques du style comme un nouveau chef d’œuvre pourtant empli de noirceur, fragilise à nouveau grandement le groupe qui échappe de peu à la dislocation et entame toutefois une tournée couronnée de succès.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Grands courants de la musique électro, contexte et cadre socio-économiques d’émergence de ce genre musical, pionniers, lieux de diffusion, approche terminologique (underground, raves, beats…), et aujourd’hui ? S’appuyer dans ses recherches sur le logiciel Beat Bang (www.beatbang.be) mis au point par Point Culture (anciennement Médiathèque de la Communauté française) ;

- En Belgique, quelle société régit les droits d’auteur ? Comment cela s’applique-t-il ? Pendant combien de temps ? Qui est concerné ? Qu’est-ce que les « droits voisins » ? Et le téléchargement de musique ? Les élèves connaissent-ils des applications sur Internet qui reversent ces droits aux musiciens ? ;

- Les élèves connaissent-ils d’autres groupes qui appartenaient plutôt à tel genre musical au départ et qui s’en sont fortement écartés par la suite ?




Une sélection de Grégory Carpentier

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis coordinateur des tournées Jeunesses Musicales pour la Province de Namur. Au quotidien, je mets en place des concerts dans les écoles et les centres culturels de la région. J’aime le fait que je me partage entre le bureau où je dois veiller à tout organiser et le terrain où j’accompagne les musiciens."


 


Pourquoi cette chanson ?


"« Teardrop » de Massive Attack est une chanson que j’affectionne particulièrement car elle m’a ouvert à la musique électro à un moment où je n’écoutais que du rock ! Je me souviens avoir vu Massive Attack sur la plage de Zeebrugge lors de mon premier festival, l’Axion Beach Rock. Plongé dans l’obscurité, assis dans le sable et entouré de mes amis, cela reste un moment inoubliable. Aujourd’hui encore, l’album « Mezzanine » fait partie de ces albums que j’emporterais sur une île déserte !
"

 

 


 
22 - Georges Moustaki - Les Eaux de Mars


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.





22. Georges Moustaki « Les eaux de Mars  » 1972



22 bis. Carlos Jobim - Aguas De Março (Version originale)


 



Georges Moustaki (Yussef Mustaki) passe son enfance à Alexandrie. Ses parents, d’origine grecque, imposent la langue italienne à la maison. En rue, c’est l’arabe qui prédomine mais sa famille est très attachée à la culture française, l’inscrivant d’ailleurs dans une école française. Il se passionne très vite pour la musique et la littérature francophones et cet environnement cosmopolite fait naître en lui un vif engouement pour le voyage. Il débarque à Paris en 1951 où il exerce différents petits métiers tout en rencontrant en parallèle les stars de la chanson de l’époque : Edith Piaf, Georges Brassens, Barbara, Yves Montand, Serge Reggiani… Après avoir connu un succès international au moment des événements de Mai ‘68 avec « Le Métèque », il débute une grande histoire d’amour avec le Brésil.
 
En 1973, son album « Déclaration » prend en effet racine dans la musique populaire brésilienne et on y partage son amour pour la bossa nova. On y découvre notamment la chanson « Les Eaux de Mars » traduite de « Aguas de Março » sur des paroles de Vinicius de Moraes qui consistent en une énumération d’images évoquant la fin de l’été brésilien réputé pour ses trombes d’eau, et dont la musique a été composée par Antonio Carlos Jobim (aussi couramment appelé Tom Jobim).
 
Le premier enregistrement inoubliable est celui de Jobim et Elis Regina. Il faut souligner que Moustaki a été aidé par Carlos Jobim lui même pour cette adaptation en français. Il lui écrira d’ailleurs une chanson pour le remercier : « Tom » en 2005. « Aguas de Março » a connu de nombreuses autres reprises : Stan Getz et Joao Gilberto, Stacey Kent, Vincent Delerme…




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Vie et carrière de Georges Moustaki : les avantages et les inconvénients d’un « cosmopolitisme éducationnel », trouver des exemples plus récents de stars, artistes, figures emblématiques ayant connu des parcours comparables ( Nancy Huston, Jodie Foster, Mika…) : débat en classe ;
 
- Quelques éléments de la culture musicale brésilienne et de ses danses : bossa nova, samba, lambada… S’intéresser à la « ginga », à la base de cet « esprit du corps » qui intervient aussi dans la structure des échanges verbaux et conditionne indirectement tous les rapports sociaux. Lire à ce sujet François Laplantine « Le social et le sensible, introduction à une anthropologie modale » (Editions Téraèdre, 2005) ;
 
- Réfléchir aux paroles de la chanson : les choses simples de la vie, qui tissent le quotidien, ce qui nous tient, nous maintient, nous retient aussi… Proposition d’écriture autour de la citation suivante d’Antonio Machado, poète espagnol (1875-1939) : « El camino se hace al andar », littéralement, « Le chemin se fait en marchant »… faisant évidemment écho à « L’alchimiste » de Paulo Coelho.




Une sélection de Valérie Dolfen

Ma fonction au sein des JM :


"Elle est multiple ! Un peu d’animation en néerlandais dans les classes de maternelle, gérer les inscriptions des enfants à nos stages (c’est aussi et surtout accueillir les mamans au téléphone, il faut beaucoup de tact pour les rassurer quand elles nous confient leur bout’chou) et aussi accueillir les artistes quand ils donnent des concerts dans les écoles de notre région ! Je crois bien que j’ai le plus beau métier du monde !"


 


Pourquoi cette chanson ?


"J’adore la musique brésilienne et plus particulièrement la Bossa !
J’aime cette version française, parce qu’elle n’est pas que "sonore" : on voit véritablement cette nature qui s’éveille, on la respire, on ressent le froid de cette eau de la neige qui fond ! Elle parle à tous nos sens !"

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23 - Rachid Taha (carte de séjour) - Douce France


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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23. Rachid Taha (carte de séjour) « Douce France  » 1986


Reprise de la chanson de Charles Trenet de 1947



En 1986, le groupe Carte de Séjour reprend la chanson “Douce France” de Charles Trenet. Créé par Rachid Taha en 1980, il se compose en outre de Djamel Dif, Mokhtar Amini, Mohamed Amini, et Éric Vaquer. Avec ce titre notamment (qui lui apporta une certaine renommée) ce groupe contribua largement à la mise en lumière de la communauté algérienne de seconde génération en France. Dans un contexte identitaire difficile, il plaide pour une meilleure intégration et milite en faveur de la tolérance. Sa musique, souvent qualifiée de « punk-rock arabe », résulte du métissage des influences d’Oum Kalsoum, The Clash et des rythmes gnawi.
 
Mais “Douce France” est à l’origine une chanson écrite par Charles Trenet en 1943, dont la musique est composée par Léo Chauliac et qui est enregistrée en 1947. Elle se veut un soutien moral pour les expatriés de force de la 2ème Guerre mondiale : prisonniers de guerre et travailleurs du STO (service du travail obligatoire durant l’occupation allemande par l’Allemagne nazie), en aucun cas une marque de collaboration comme certains de ses détracteurs ont pu le sous-entendre à l’époque.
Le titre fait référence à un recueil de sonnets de Joachim du Bellay datant d’environ 1555, renvoyant lui-même à un lieu commun qui aurait été utilisé pour la première fois dans la Chanson de Roland vers l’an 1080, associant paix et patrie, retraite et pays natal.
La chanson a connu une autre reprise, dans une version italienne cette fois, par Carla Bruni en 2011.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Qu’est-ce que le raï ? Quelles sont les origines de ce mot ? Quels en sont les instruments traditionnels ? Comment s’est–il modernisé et exporté ? Quelle a été la réaction des autorités algériennes ? Pourquoi ? Quels sont les grands représentants de ce courant musical ? ;
 
- Débattre des questions d’identité, d’altérité, du sentiment d’appartenance, du métissage, du pluralisme culturel, du multiculturel… S’aider des pistes suivantes : Lire « Les identités meurtrières » d’Amin Maalouf (2001) (Voir à ce sujet : http://sabalan.info/doc/Sabalan.fr_AminMaalouf.pdf), « Sept mers et treize rivières » de Monica Ali (2006), « Lettre ouverte à un fils d’immigré » de Nadir Dendoune (2007),visionner le film (ou lire le livre) « L’attentat » réalisé par Ziad Doueiri (2013) tiré du roman du même nom de Yasmina Khadra, ou visionner « Mémoire d’immigrés, l’héritage maghrébin » réalisé par Yamina Benguigui (1998)… ;
 
- Comment se tissent les reprises ? Observer les 3 versions citées ci-dessus de « Douce France » de 1947, 1986, 2011, par successivement, un homme seul, un quatuor d’hommes, une femme. Observer les points communs et les différences rythmiques, mélodiques, stylistiques.




Une sélection de Jamila Ghanam

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis responsable des stages et ateliers musicaux aux Jeunesses Musicales de Bruxelles. Je fournis également une aide pour trouver des concerts et accompagner les artistes sur le terrain. Je tiens à profiter de l’occasion qui m’est donnée ici de prendre la parole pour remercier Thérèse Preutens, ma directrice, pour toutes ces années où elle m’a donné confiance en moi et m’a valorisée à travers mon travail."


 


Pourquoi cette chanson ?


"Pour moi, c’est la Belgique qui est une terre d’accueil. Cette chanson, même si elle évoque la France me plonge dans mon enfance avec mille souvenirs dont celui de l’indépendance de l’Algérie en 1962 avec notre émigration, mes parents, ma sœur et moi. « Douce Belgique » n’existait pas, j‘ai donc opté pour ce titre !"

 


 
24 - Joan Baez - Gracias a la vida


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.






24. Joan Baez « Gracia a la vida  » 1974


 



« Gracias a la Vida »est à la fois le titre d’un album en espagnol de Joan Baez, chanteuse new-yorkaise, sorti en 1974, et celui d’une chanson qu’il comporte. Toutes les plages de ce disque mettent à l’honneur des chanteurs chiliens et des compositions de Victor Jara (un auteur torturé et assassiné lors du coup d’état dans ce pays en 1973 alors qu’il soutenait Allende) et Violeta Parra qui composa « Gracias a la vida ».
Violeta Parra (1917-1967) était une célèbre artiste chilienne qui a « réinventé » la musique folk de son pays. Anthropologue et poétesse d’une sensibilité infinie, elle a aimé à en mourir… Mercedes Sosa (1935-2009), la première interprète de ce titre, une des toutes grandes voix de l’Argentine, s’est dédiée à la chanson populaire argentine et sud-américaine tout en incluant les artistes de son temps. Elle a vécu l’exil fuyant le régime dictatorial de son pays, le succès en Europe et le retour triomphal en Argentine.
Joan Baez (1941-2007), chanteuse américaine dont le père était d’origine mexicaine, a jalonné sa carrière de multiples engagements en faveur des plus pauvres, des exclus et a constamment milité en faveur des droits de l’homme et de la justice pour tous.
Cette chanson de Violeta Parra a été reprise par de nombreux artistes occidentaux : U2, Maria Farandouli, Florent Pagny ... et même notre Maurane nationale !




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Histoire du Chili, de ce terrible épisode du coup d’état de 1973 et de ses conséquences : qui assurait la présidence de ce pays auparavant ? Quel régime s’est instauré par la suite ? Possibilité de visionner à ce sujet les films suivants : « Il pleut sur Santiago » d’Helvio Soto (1975), « Missing : porté disparu » de Costa-Gavras (1982), « No » de Pablo Larrain (2012)… ;
 
- Découverte des grandes figures révolutionnaires latino-américaines, leur domaine de lutte, l’impact de leur action (Che Guevara, Salvador Allende, José Julián Martí y Pérez, Camilo Torres Restrepo…) ;
 
- La voix des femmes s’élève en politique pour lutter contre l’injustice et les inégalités à travers le monde dans de très nombreux champs d’action : les élèves peuvent-ils citer des exemples emblématiques voire des prix Nobel de la paix ?




Une sélection de Carole Stocklin

Ma fonction au sein des JM :


"Je travaille pour le Centre des Jeunesses Musicales de Bruxelles depuis presque 15 ans… Je suis chargée de la communication et de la coordination des concerts publiques et scolaires. J’assume également diverses tâches administratives liées à nos nombreuses activités. Je suis convaincue que la musique nous aide à mieux traverser la vie, elle nous apporte plein de bienfaits, elle permet de nous exprimer, de nous relaxer, de partager…bref elle a un rôle essentiel à jouer dans notre rapport à nous-mêmes et aux autres … Je suis heureuse de contribuer à cette sensibilisation auprès des enfants mais aussi les ados et de leurs parents !"


 


Pourquoi cette chanson ?


"« Gracias a la vida » est un hymne à la vie, à l’amour, à la liberté…un texte et des voix magnifiques ! Cette version rassemble trois femmes en lien avec l’Amérique latine, un continent que j’aime et qui me fascine… toutes trois sont soucieuses de leur rôle d’artistes qui délivrent un message de paix et de liberté, contre la guerre et l’injustice.… trois artistes que j’admire énormément pour leur talent, leur lien à la tradition du chant populaire et leur engagement."

 


 
25 - Hair - Aquarius / Let the sun shine in


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.






25. Hair « Aquarius / Let the sun shine in  » 1967


 



Le plus communément appelée « The Age of Aquarius », cette chanson est un medley de deux titres issue de la comédie musicale rock « Hair ». Créée en 1967 « off- Broadway », sa musique est signée par James Rado et Gerome Ragnie tandis que ses paroles sont de Galt MacDermot. Elle a été jouée pendant 4 ans sans interruption.
La chanson, couverte de récompenses a également atteint les sommets de nombreux charts à la fin des années 1960. Ses paroles basées sur des croyances astrologiques annoncent l’entrée du monde dans l’« Ere du Verseau », un âge d’amour, de lumière et d’humanisme, à l’opposé de l’« Ere du Poisson » supposément en cours.
« Hair », produit de la contre-culture hippie et de la révolution sexuelle des années 1960 est révélatrice d’une époque particulière des Etats-Unis. Certaines de ses chansons, inspirées notamment par les théories New Age sont annonciatrices de grands changements et sont devenues des hymnes des mouvements pacifistes contre la guerre au Vietnam.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Qu’est-ce que le courant New Age ? Quelles sont ses sources ? Dans quels domaines a-t-il un impact ? Une grande caractéristique : son syncrétisme : de quoi s’agit-il ? Pour une analyse critique et de nombreuses références : voir le site http://www.macrolivres.com/fiches/les_livres.php ;

- Découvrir l’adaptation de cette comédie musicale au cinéma par Milos Forman (1979), débat en classe sur les options esthétiques : plans, longueurs, scènes, effets, décors… en fonction du sujet traité ;

- L’idée de « changement d’ères » est scientifiquement traitée depuis longtemps déjà et reste au cœur des débats philosophiques contemporains de manière très vivace. On parle de « paradigmes », sorte d’« états de société » qui s’installent, se stabilisent plus ou moins durablement, s’effritent (crise) puis basculent vers d’autres configurations. Le principal théoricien de cette approche est le philosophe et historien des sciences Thomas Samuel Kuhn avec « La Structure des Révolutions scientifiques » (1962, revu en 1970).




Une sélection de Bianca Riccardi

Ma fonction au sein des JM :


"Je m’occupe principalement de la coordination des concerts pour le bureau des Jeunesses Musicales de Bruxelles."


 


Pourquoi cette chanson ?


"J’ai découvert cette chanson phare de « Hair » dans l’adaptation de Milos Forman. Cette comédie musicale respire la soif de liberté : époque de contestation contre la guerre, lutte pour les droits civiques… Un combat à l’origine de bouleversements que l’on ressent encore aujourd’hui et que l’on considère probablement trop souvent comme acquis."

 


 
26 - Limp Bizkit - My Generation


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

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26. Limp Bizkit « My generation  » 2000


 



« My Generation » du groupe du rock néo-métal Limp Bizkit sort sur l’album « Chocolate Starfish and The Hot Dog Flavored Water ! » en 2000. Les paroles font tout d’abord référence à leur ville de Floride Jacksonville et plus précisément au Matthews Bridge dont de nombreuses personnes désespérées se jettent, effrayant les conducteurs qui doivent l’emprunter. Elles évoquent aussi le titre « Welcome to the Jungle » de Guns N’ Roses et « Move Over » des Spice Girls.
 
Les Limp Bizkit peuvent être vus comme les « petits frères » du groupe Korn qui a révolutionné le métal au début des années 1990, consécutivement à la fin de la « grande époque grunge » (Curt Cobain du mythique groupe Nirvana disparaît en 1994). Ils y ajoutent leur touche personnelle : une voix lead rappée et mènent à l’apogée du mouvement néo-métal. Ce troisième album permet à Limp Bizkit de se faire connaître à travers le monde, plus spécifiquement grâce au titre « Take a look around » qui figurera sur la bande originale du film « Mission impossible 2 ».
 
Cette tendance stylistique se caractérise notamment par la popularisation de la guitare à 7 cordes (ajout d’un si grave pour un son plus « heavy »), précédemment déjà utilisée par Steve Vai, que Korn et Limp Bizkit systématisent dans leur pratique.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Limp Bizkit, les années 1990, c’est la belle époque des clips vidéo (notamment sur la chaîne MTV). Ils sont l’emblème d’une génération qui les suit au quotidien. C’est une forme esthétique à mi-chemin entre l’image, l’électronique et la vidéo. Quel a pu en être l’impact pour les jeunes qui y étaient « addict » ? Quelques éléments d’histoire et d’analyse : 1er clip : « Bohemian Rhapsody » en 1977- Queen, popularisé à des fins promotionnelles par Rod Steward, les Rolling Stones, les Bee Gees, industrialisé à partir de 1981… Sociologiquement, il serait une « vitrine » des tendances les plus marquées de la société stéréotypante des années 1990 Lire à ce sujet : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/theocom/lecture/lirimage/vidclip.htm  ;
 
- Qu’est-ce que le « Family Values Tour » ? De quoi s’agit-il, par qui est-il créé, où se déroule-t-il ? Combien d’éditions ont eu lieu, quels groupes y ont pris part ? Leur grand mérite est d’avoir généré des compilations qui peuvent être considérées comme une synthèse de l’évolution du néo-métal américain ;
 
- Qui est Steve Vai ? Quel est son parcours ? A qui pourrait-on le comparer ?




Une sélection de Maxime Monico

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis coordinateur aux JM Charleroi et je m’occupe principalement des concerts. J’exerce cette fonction à mi-temps depuis septembre 2013."


 


Pourquoi cette chanson ?


"« Chocolate Starfish and The Hot Dog Flavored Water ! » est un album que j’ai écouté en boucle pendant mon adolescence. J’avais 13 ans lorsque j’ai vu et entendu pour la première fois Limp Bizkit à la télé. Cela a été une vraie révélation pour moi ! Leur son, leur style, leur prestance, ma vie a radicalement changé lorsque j’ai découvert ce groupe. Je voulais être comme eux, et faire moi aussi de la musique. Si je suis musicien aujourd’hui, c’est avant tout grâce à eux.
 
« My generation » est dédié à toutes les personnes (principalement les parents je pense) qui veulent parfois imposer leurs règles, leur façon de penser, alors que nous, nous voulons avant tout être nous-mêmes et mener notre propre vie comme bon nous semble.
 
C’est un super morceau énergique et groovy qui marque vraiment le son de mon adolescence et de ma génération justement. Une génération spéciale, qui a du mal à s’affirmer mais qui souhaite avant tout vivre ses rêves, qu’importent les obstacles."

 


 
27 - Fool’s Garden - Lemon Tree


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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27. Fool’s Garden « Lemon Tree  » 1995


 



Ce titre, signifiant en français « citronnier » est une composition pop du groupe allemand Fool ‘s Garden, apparaissant sur leur deuxième album de 1996 : « Dish of the Day ». Grâce à sa mélodie facilement mémorisable et à son riff reconnaissable, elle les propulse durant une longue période en tête des hits et leur permet d’accéder à un franc succès. Sa renommée fut encore plus affirmée en Irlande grâce à une parodie reprise par une marionnette dans l’émission « The Den ».

La chanson fut paraît-il écrite en 20 minutes par le fondateur du groupe Peter Freundenthaler. Les paroles, étranges à première écoute, évoquent l’accident de voiture ayant entraîné la mort de la petite amie de celui-ci. Elle percuta en effet un citronnier sur son parcours…




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Il existe un film portant le même nom « Lemon Tree » (2008) d’Eran Riklis ne traitant pas du même sujet mais adapté lui aussi de faits réels : une veuve palestinienne vivant en Cisjordanie possède un verger de citronniers. Le Ministère de la Défense israélien décide de les déraciner sous prétexte qu’ils pourraient favoriser la dissimulation d’éventuels terroristes palestiniens. Elle entame une longue procédure pour préserver sa plantation ;

- De très nombreuses chansons contant des histoires vécues ont été écrites. Proposer aux élèves d’en rechercher par groupes et d’analyser l’angle d’approche envisagé. Quelques exemples : « Tears in Heaven »- Eric Clapton, « Parce qu’on vient de loin »- Corneille, « La Boue dans les yeux »- Linda Lemay… ;

- D’un point de vue terminologique, musical et historique, quelles sont les différences entre un riff, un refrain, une mélodie, une ritournelle, une harmonie ? Préciser les nuances et donner des exemples concrets.




Une sélection de Lynn Decobecq

Ma fonction au sein des JM :


"Je m’occupe de la communication et de la programmation des événements et concerts aux Jeunesses Musicales de Wallonie picarde"


 


Pourquoi cette chanson ?


"C’est le premier single que je me suis acheté quand j’avais 10 ans. Cette chanson m’a donné envie de m’intéresser à la musique et à l’anglais... "

 


 
28 - Joy Division - Love will tear us appart


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

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28. Joy Division « Love will tear us apart  » 1980


 



Cette chanson, sortie en 1980 est la plus connue du groupe post-punk Joy Division (elle a paru un mois avant le suicide de son leader Ian Curtis). Elle a été classée 4ème meilleure chanson britannique de tous les temps et a donné lieu à de nombreuses reprises : Paul Young, The Cure, U2, Arcade Fire, Calexico, Nouvelle Vague, Simple Minds, Nick Cave, New Order… On la retrouve également dans plusieurs musiques de films dont « Donnie Darko » de Richard Kelly en 2001 et « Series 7 : The Contenders » de Daniel Minahan en 2001 également.

Les paroles de la chanson, dont le titre pourrait se traduire en français par « l’amour nous déchirera » ou « l’amour nous détachera », évoquent le désamour et plus précisément les difficultés auxquelles Ian Curtis était confronté au sein de son couple. On a souvent considéré qu’il s’agissait d’une parodie du titre « Love Will Keep Us Together »(« L’amour nous maintiendra ensemble ») du groupe Captain&Tennille qui remporta le prix du meilleur tube au Grammy Awards en 1975. La veuve de Ian Curtis a fait inscrire le titre de la chanson comme épitaphe sur la tombe du musicien.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Visionner le film « Control » d’Anton Corbijn (2007) évoquant la vie de Ian Curtis et son empreinte sur le rock auquel il a apporté des orientations résolument nouvelles ;
 
- Ecouter certaines des reprises de la chanson « Love Will Tear Us Apart » (ex : Nouvelle Vague et Calexico), être attentif au tempo (la vitesse), à l’harmonie (les accords), au traitement de la voix, à la section rythmique, qui génèrent des climats très différents ;
 
- Qu’est-ce que les musiciens « Do It Yourself » (DIY) ? Cette réalité née avec le genre punk s’est étendue ensuite à la musique électro comme le détaille Morgan Jouvenet dans son livre « Rap, techno, électro… Le musicien entre travail artistique et critique sociale » (Editions de la Maison des Sciences de l’homme, 2006)
* Avec nos remerciements à Pauline Seldeslachts pour l’éclairage issu de ses recherches en cours sur la musique électro en Belgique.




Une sélection de Quynh Anh Pham

Ma fonction au sein des JM :


"Chargée de projet et de communication à la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, ma mission principale est de collaborer à la mise en place des événements programmés dans le cadre des 75 ans des Jeunesses Musicales en 2015."


 


Pourquoi cette chanson ?


"J’ai découvert cette chanson en visionnant le film "Control" d’Anton Corbijn. Cette référence ne m’a plus quittée depuis, tant dans les recherches pour mon mémoire sur les musiciens DIY que dans mes influences artistiques."

 


 
29 - Haendel - Con l’ali di costanza


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.



29. "Con l’ali di costanza" extrait d’ « Ariodante », opéra de Georg Friedrich Haendel - 1735


 



« Ariodante » est un opéra en 3 actes et un ballet, présenté à Covent Garden en 1735. L’histoire se passe en Écosse. Ariodante, prince de faible extraction, est amoureux de Ginevra fille du roi d’Écosse qui, malgré la différence de rang, lui rend son amour et se fiance avec lui ... le bonheur du couple est total alors même que cette union paraissait impossible à Ariodante. Mais ... (parce qu’il y a toujours un "mais" à l’opéra) un rival jaloux s’arrange pour que le prince se pense trahi par la fille du roi... Ariodante navigue alors entre son profond désespoir et son amour intact…
 
Le livret dont l’auteur est inconnu est adapté de « Ginevra, Principessa di Scozia » d’Antonio Salvi. Le rôle d’Ariodante était originellement tenu par l’un des plus célèbres castrats de l’époque : Giovanni Carestini. Les premières représentations ne connaissent qu’un succès très mitigé et l’œuvre doit par ailleurs faire face à la concurrence de l’ « Opera of the Nobility » que soutient le Prince de Galles, tandis qu’Haendel bénéficie de l’appui financier du Roi George II et de la Princess Royal Ann.
 
L’extrait choisi est « Con l’ali di Costanza » interprété par la mezzo-soprano Ann Sofie von Otter accompagnée par l’orchestre baroque Les Musiciens du Louvre, sous la direction de Marc Minkowski. Cette mémorable version a créé l’événement et a consacré Ann Sofie von Otter diva absolue de tout premier plan.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Haendel : sa vie, sa naturalisation anglaise, son œuvre, sa synthèse des traditions musicales allemandes, italiennes, françaises, anglaises… Ecoute d’œuvres emblématiques ex : « Water Music », « Music for the Royal Fireworks », « Orlando », « Alceste », « Le Messie »… ;
 
- L’opéra à l’époque baroque : comment il signe l’« acte de naissance » de cette période, pourquoi il constitue le lieu idéal de déploiement de la pensée baroque, les sujets préférentiellement traités, ses grands représentants, sa diffusion géographique… ;
 
- Les classifications vocales : comment appelle-t-on telle tessiture, chez un homme, une femme ? Qu’est-ce qu’un « castrat » ? Quand cette pratique a-t-elle pris fin ? Visionner les films : « Le Maître de musique » de Gérard Corbiau (1988), « Farinelli » de Gérard Corbiau (1994), « Le roi danse » de Gérard Corbiau (1999) ;
 
- La session du CMIREB 2014 est dédiée au chant. De quand date ce concours ? Qui l’a initié ? Pour quel instrument ? Dans quel contexte ? Comment a-t-il évolué au fil du temps ? De quand datent les sessions réservées au chant ?




Une sélection de Emmanuelle Soupart

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis responsable artistique à la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles"


 


Pourquoi cette chanson ?


Haydn : « Haendel est notre maître à tous »
Beethoven : « Voici la vérité : Haendel est le plus grand, le plus solide compositeur » 
Liszt : « Haendel est grand comme le monde »

 


 
30 - Michel Jonasz - Super Nana


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.



30. Michel Jonasz - Super Nana - 1974


 



« Super Nana » est un album de Michel Jonasz sorti en 1974. Les auteurs des chansons en sont, outre lui-même, Franck Thomas, Alain Goldstein, Pierre Grosz et Jean-Claude Vannier. Ce titre, ainsi que « Dites-moi » lui permettent cette année-là de décrocher un succès retentissant.
 
Après avoir hésité entre la peinture, le théâtre et la musique, Michel Jonasz, qui a quitté l’école dès ses 15 ans, choisit cette dernière voie et embrasse initialement une carrière de pianiste. Il se produit au sein de plusieurs groupes dont Les Lemons et King Set, et sa voix est remarquée. Il se lance alors en solo sous le pseudonyme de Michel Kingset en 1968. 1974 est une année de révélation pour le chanteur.
 
Il enchaîne ensuite les tubes et publie 18 albums studios, 5 albums live, et signe les bandes originales de plusieurs films dont "Clara et les chics types" de Jacques Monnet ou "Miss Missouri" d’Élie Chouraqui. Nous lui devons également le générique de « Zone Interdite », émission de la chaîne M6, qui lui permet d’obtenir un 7 d’or, ainsi que celui de "Cinéma, cinéma" sur Canal+. Michel Jonasz s’est également essayé à la comédie que ce soit sur petit comme sur grand écran dans des films tels que "Qu’est-ce qui fait courir David ?", "Tir à vue", "La Doublure", mais également au théâtre, avec "Abraham" écrit, mis en scène, et interprété par Michel Jonasz, et dédié à son grand père.
Il décroche en 1985 la Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Ecoute des grands titres de Michel Jonasz : « Dites-moi », « Joueurs de Blues », « Les Vacances au Bord de la Mer », « La Boîte de jazz », « J’t’aimais tellement fort que j’t’aime encore », « Je voulais te dire que je t’attends »… Quels sont les ingrédients musicaux qui reviennent le plus souvent ? Quels sont les thèmes le plus souvent abordés ? ;

- Demander aux élèves s’il y a pour eux dans le monde politique, social, culturel, associatif… actuellement, une « super nana » qu’ils aimeraient mettre à l’honneur. Proposer un travail par écrit d’argumentation fondé sur les actes de la personne retenue ;

- Qu’est-ce que le Gaume jazz Festival ? Où se tient-il ? Quels en sont les objectifs ? Quels événements périphériques suscite-t-il ?




Une sélection de Jean-Pierre Bissot

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis directeur des Jeunesses Musicales du Luxembourg belge"


 


Pourquoi cette chanson ?


"Aujourd’hui, je vous propose de redécouvrir “super Nana”, une chanson de Michel Jonasz (écrite par Jean-Claude Vannier) qui remonte à 1974 déjà mais qui est encore tellement actuelle.
 
Trois principales motivations à mon choix très peu innocent.
 
Tout d’abord, c’est une belle occasion pour vous inviter tous cet été à Rossignol, pour le 30° anniversaire du Gaume Jazz Festival qui s’ouvrira avec un récital de Michel Jonasz, en formule piano-voix avec Jean-Yves d’Angelo ( http://www.artfmprod.fr/video_jonasz_supernana.php). Le répertoire de ce récital balayera la longue carrière de Jonasz et la formule qui sied tellement au jazz, permettra d’ouvrir le Gaume Jazz avec le raffinement, la tendresse, la chaleur requise pour cet anniversaire qui s’annonce déjà sous les meilleurs auspices. Alors, rejoignez-nous y et profiter des super tarifs “de printemps” que nous proposons pour l’achat des places avant le 21 juin (www.gaume-jazz.be) !
 
Mais comment ne pas penser, à travers cette chanson, au séisme que traversent les Jeunesses Musicales de notre Fédération Wallonie-Bruxelles, puisqu’il faudra s’y résoudre : atteinte par la limite d’âge, notre amie Thérèse Preutens quittera prochainement ses fonctions professionnelles. Quelle “super Nana” que cette prodigieuse “TZP” : si elle n’a rien du physique d’Obélix, comme lui, elle est tombée très vite dans la “marmite” (je parle de la “marmite des JM”), et quand ça nous arrive cette chose là, comme pour Obélix, ça marque une vie, ça marque la vie, ça te marque à vie. Une intelligence raffinée, une attention de tous les instants, un courage à toute épreuve, une sensibilité toujours en éveil, Thérèse a élevé très haut le nom des JM à Bruxelles et partout où elle est passée. Si elle arrête ses fonctions, elle ne peut pas vraiment nous quitter tant son empreinte est gravée dorénavant dans le quotidien des JM : quelle super Nana que cette Thérèse. Vas-y Michel, chante, chante, ...
 
Et quand il chantera “super Nana”, on pensera aussi à Bérengère Cornez, qui est entrée “en Jeunesses Musicales” depuis quelques semaines maintenant. Je connais “Bébé” depuis plusieurs années. Sous des allures de fille discrète, c’est un sourire permanent qui écoute le monde avec des yeux pétillants toujours en éveil. Je connais sa force de travail, son enthousiasme communicatif son pouvoir d’analyse et de synthèse, sa gentillesse jamais feinte, son professionnalisme déterminé, ... Je suis fier que les JM l’aient choisie pour poursuivre le chemin tracé par Thérèse et pour dessiner les chemins de demain. Voici donc une autre “super Nana” : bienvenue à Bérengère. Vas-y Michel, chante, chante, ...
 
Ah cette chanson qui nous ressemble, ah cette chanson qui nous rassemble, ah cette chanson qui vous ressemble. Vas-y Michel, chante, chante, ..."
 

 


 
31 - Maxime Le Forestier - La petite fugue


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.



31. Maxime Le Forestier - La petite fugue - 1969


 



Il y a La Petite Fugue qu’on fredonne sans y penser, en songeant « Maxime Le Forestier ». Et il y a La Petite Fugue, objet historique, moins familière… Qui sait que la musique de La Petite Fugue fut écrite par le compositeur israélien Nahum Heiman, auteur de de centaines de chansons, de dizaines de musiques de films, passées aujourd’hui au rang de patrimoine folklorique israélien ?

Et qui sait - encore - qu’elle fut mise en paroles et chantée à l’origine par « Cat et Maxime », ce duo que formaient en 1969 Catherine Le Forestier et son petit frère ? Il s’appelait Bruno ! mais choisit le prénom de Maxime pour sa vie d’artiste. Entraînés en musique par leur maman très mélomane, ils reçurent une éducation musicale classique (piano, violon), avant d’aller ensemble vers la chanson pour quelques années de cabaret à Paris, et deux albums en duo. Puis le temps est passé… Catherine a quitté la scène, Maxime y est resté…

On dit que La Petite Fugue serait inspirée de la fugue BWV856 de Jean-Sébastien Bach. Difficile de l’y reconnaître, diront certains – mais qui a dit que l’inspiration prenait toujours la forme d’une reprise ou d’une imitation mélodique ?




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Expliquer la terminologie relative au champ musical apparaissant dans le texte chanté : Que signifient fugue, bémol, diapason, thème, accorder nos violons, attaquer le thème au piano ? Structure musicale : découvrir la structure « couplet-refrain », et le principe de l’écriture fuguée

- Débat collectif : L’un après l’autre nous nous sommes dispersés… Faire de la musique ensemble, c’est une activité assez particulière, un vrai travail collectif, à la fois fascinant et difficile. Des groupes apparaissent et disparaissent, des liens se créent et se défont incessamment, tant chez les musiciens amateurs que chez les professionnels. Discussion en groupe : qui a déjà expérimenté une collaboration musicale ? Quelles émotions (positives et négatives) a-t-elle générées ? Quelles sont les particularités de la collaboration musicale, par rapport à d’autres activités collectives (faire la fête, faire du sport, discuter, …) ? Quels en sont les apports… et les risques ? Que peut-on y apprendre ? ;

- C’était toujours la même mais on l’aimait quand même… Aimer une œuvre musicale, c’est souvent jouer savamment avec le « bon degré » de répétition. On la découvre… on la réécoute, une fois, deux fois, trois fois – puis on la rééécoute en boucle, toute une journée durant, fasciné : il y a quelque chose, dans cette chanson, dont on a besoin juste en ce moment… et puis la chanson passe, on s’en lasse, elle nous a donné ce qu’elle avait à nous donner… Mais elle s’est imprimée, la voilà devenue souvenir, trace d’une expérience émotionnelle marquante, « patrimoine » personnel, qu’on visitera et revisitera au gré de ses humeurs, peut-être toute sa vie. Ce processus (découverte / fascination / lassitude) est aussi celui qui produit les « phénomènes de mode ». Travail en groupe : refaire l’histoire d’un « tube » : son apparition, sa propulsion sur le devant de la scène, son omniprésence médiatique, son effacement progressif, les traces qu’il a laissées (témoignages, souvenirs, réputation, …). 
 




Une sélection de Céline Lambeau

Ma fonction au sein des JM :


"Administratrice des JM de Liège, je participe aux réunions du Conseil d’Administration de ce centre régional, et assure par ailleurs la mission d’administratrice déléguée du centre de Liège auprès du CA de la Fédération des Jeunesses Musicales."


 


Pourquoi cette chanson ?


"La Petite Fugue, c’est une histoire de musique apprise en fratrie, entre le goûter et les échappées belles au jardin. On dirait la mienne… Depuis les premiers canons de ma petite enfance (Mon coq est mort…) jusqu’aux chœurs polyphoniques travaillés en famille pour divers événements, en passant par les petits duos de violons de Bartok et Mozart appris avec mon frère entre 8 et 12 ans, c’est avec mes frères, ma sœur, mes parents que la musique m’a offert sa force. Et de là, c’est dans la pratique collective que j’y ai trouvé les plus grands enseignements musicaux et émotionnels. Une personne = une voix = unepartie… d’un tout, tellement plus riche que chacun. Et naissent les symphonies… "
 

 


 
32 - William Sheller - Le Nouveau Monde


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.



32. William Sheller - Le nouveau monde - 1987


 



William Sheller est l’un des rares chanteurs français à avoir bâti son répertoire sur une solide formation classique. Solfège, harmonie, contrepoint ont peu de secrets pour lui et il écrit régulièrement pour orchestre symphonique.
 
« Le Nouveau Monde » apparaît sur l’album « Univers » sorti en 1987. Cet opus marque un fantastique virage dans la carrière de William Sheller. Alors que jusque là, il a essentiellement produit des titres légers, ce qu’il appelle de la « variétoche » lui ayant assuré un succès retentissant et facile, il injecte dans ces nouvelles chansons à mi-chemin entre musique classique et de variétés, lyrisme, imagination et démesure. Il renoue ainsi avec ses racines, les influences du baroque dont Bach et Vivaldi étant clairement perceptibles dès l’introduction. Il puise aussi dans les ressorts de la bande dessinée et de la science- fiction pour assurer au « Nouveau Monde » une puissance hors normes.
 
Le public le suit. Alors que l’album ne sort que sur support CD à une époque où les foyers ne sont encore guère équipés de lecteurs, il se vend pourtant à plus de 100000 exemplaires et devient disque d’or.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Histoire et évolution des supports : naissance du disque vynile, de la cassette audio, du CD, de la microcassette, du DAT, du minidisc (cf http://www.citedememoire.com/notre-expertise/les-documents-sonores/histoire-des-supports-28/)… Ne pas oublier la partition ! Premier support qui, entrant dans les foyers au 19ème siècle, génère une économie particulière et permet à l’interprète de se distinguer du compositeur. Contextualisation en tenant compte de l’émergence des différents genres musicaux ;
 
- Chanteurs dont la carrière repose sur une formation classique : repérer les traces de ce bagage au sein de leurs titres : Florent Pagny, Michel Polnareff, Alicia Keys, Stanislas… ;
 
- Qu’est-ce que l’harmonie, le contrepoint ? Quelle est la différence entre ces deux styles d’écriture musicale ? A quelles époques renvoient-ils ? Citer des œuvres emblématiques de chacun de ces styles.
 
 

Une sélection de Julie Bissot

Ma fonction au sein des JM :


"Ma fonction principale au sein des Jeunesses Musicales du Luxembourg belge est la coordination des Tournées de concerts pédagogiques. Je m’occupe également de diverses tâches administratives et de communication liées aux JMLB et au Gaume Jazz Festival."


 


Pourquoi cette chanson ?


"Baignée de et dans la musique depuis toujours, je ne suis pas certaine d’avoir, depuis ma naissance, passé une journée sans musique. Sans musiques devrais-je dire ! Mes parents m’ont donné le goût de la découverte musicale et j’ai continué avec curiosité à explorer la multiplicité des genres musicaux.

Mais dans toutes ces musiques, la chanson a une place à part dans mon coeur. Et particulièrement la chanson française, que j’écoute énormément. Et plus particulièrement encore William Sheller, mon idole depuis toujours (je rêvais même, petite, de l’accompagner un jour au violon, mais je n’ai malheureusement pas travaillé assez cet instrument !).

Le nouveau monde est sans doute une des premières chansons de William Sheller que j’ai écoutée (merci papa, merci maman !). Et si je devais n’en choisir qu’une pour me rendre sur une île déserte, c’est celle-là que j’emporterais. Je revois encore la pochette du 33 tours "Univers", avec ses portées et son crayon arc-en-ciel ! Et j’écoute encore très souvent ce morceau, concentré d’émotions, de voyage et de mystère, et très bel exemple de mélange des styles. L’intro musicale de l’orchestre, très posée, mais dans laquelle on sent déjà une tension, l’envolée lyrique, la voix de William Sheller, la musicalité de la langue, un peu mystérieuse, le thème romantique (quelle belle idée d’associer l’amour aux grandes découvertes), les voix qui accompagnent les cordes, la pointe de rock’n’roll qui vient accentuer la tension ... pour moi, ce morceau est une invitation au voyage (musical), et de l’émotion à l’état pur !!! "
 

 


 
33 - Jeanne Moreau - Le tourbillon


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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33. Jeanne Moreau - Le tourbillon - 1962



« Alors tous deux on est reparti
Dans le tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés »
 
Rendue célèbre par le film Jules et Jim en 1962, le Tourbillon est une chanson écrite pour Jeanne Moreau par Serge Revzani.
Dans le film « Jules et Jim », Bassiak – pseudonyme de Serge Revzani, écrivain et peintre français né à Téhéran - y joue le personnage d’Albert, qui écrit la chanson "Le Tourbillon" pour Catherine. De fait, il a réellement écrit cette chanson, mais sept ans plus tôt, en référence justement au couple que formaient alors Jeanne Moreau et son compagnon de l’époque Jean-Louis Richard, qui était aussi le meilleur ami de Bassiak. Quand Truffaut préparait son film "Jules et Jim", il demande à Bassiak l’autorisation de prendre son Tourbillon. « Et il a souhaité que j’accompagne Jeanne sur trois notes. C’est ce que j’aime dans une chanson : qu’elle reste fragile, comme si elle était inachevée. »devait ajouter Bassiak.
 
Répondant aux questions d’un journaliste de Libération, Jeanne Moreau dit ceci à propos du Tourbillon dans Jules et Jim :
« Le tournage ne se passait pas bien, il n’y avait plus d’argent, un jour, un technicien s’est crashé en hélicoptère. On a dû interrompre le film, une journée. C’est à ce moment que François a dit, comme pour retrouver de l’élan : « On va chanter. » C’était dans les Vosges, un grand chalet, il a fait venir un ingénieur du son pour un jour et, avec Rezvani à la guitare, j’ai chanté le Tourbillon. C’est le seul passage du film en son direct. Truffaut tenait énormément à ces quelques prises. Il n’a pas choisi la plus juste du point de vue des paroles et de la musique, mais celle où passait le plus de vie. Il est étonnant que cette chanson, composée bien avant Jules et Jim et pour une tout autre histoire, soit devenue le symbole du film, presque de François Truffaut lui-même... »




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Visionner le film « Jules et Jim » réalisé par François Truffaut en 1962. Synopsis : Paris, avant la Première Guerre mondiale. Jim, un Français, et Jules, un Autrichien, sont devenus des amis inséparables. Ils tombent amoureux de la même femme, Catherine, mais c’est Jules que Catherine épouse. Après la guerre, Jim rejoint le couple en Suisse. Catherine avoue qu’elle n’est pas heureuse avec Jules, lequel accepte que sa femme prenne Jim pour amant. Ce film, inspiré d’un roman du même nom de l’écrivain Henri-Pierre Roché, raconte en fait le parcours de sa maîtresse, Helen Hessel, qui n’était autre que la mère du révéré Stéphane Hessel.
 
- Débat sur le rythme de la vie, l’obsolescence des relations, des liens qui se nouent et se dénouent ou pas au gré des rencontres, des trajectoires empruntées par chacun. Comment cultiver la durée et la profondeur dans une société promouvant le « zapping » généralisé ?



 
 

Une sélection de Marie Laisney

Ma fonction au sein des JM :


"Animatrice, formatrice et directrice des Jeunesses Musicales du Brabant Wallon, ce que j’affectionne le plus dans ma fonction, c’est tout ce qui est de l’ordre du « non événement », du « non anniversaire ». C’est le travail de longue haleine, dans l’ombre, celui qui fait naître le soleil dans les yeux des enfants, en crèche, en classe ou en famille, chaque fois que la musique est au rendez-vous."


Pourquoi cette chanson ?


"Cette chanson m’accompagne depuis de nombreuses années, liée à mille et uns moments de vie, pour la joie et l’espoir qu’elle suscite.
Ces derniers jours, elle m’a semblé le plus beau message à dire à une personne qui m’est chère, en guise d’au revoir … pour se revoir évidemment !"


 
34 - Jeff Buckley - Hallelujah


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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34. Jeff Buckley - Hallelujah - 1994


 



“ Hallelujah” est une chanson écrite par le compositeur canadien Léonard Cohen en 1984, à une époque où sa carrière connaissait un net recul. Elle apparaît sur l’album “Various positions”.
 
L’impression quasi “liturgique” de la mélodie est renforcée par des paroles qui font largement référence à des sujets bibliques. Le titre lui-même “Hallelujah” signifie en hébreu “Louez le seigneur”. Mais plus globalement, les thèmes envisagés par la chanson font appel à cette tradition. Ainsi, le texte évoque tout d’abord David, le musicien qui apaisait de sa harpe le roi Saul et à qui on attribue la composition des psaumes. Sont relatés des passages de sa vie et certaines de ses erreurs. Viennent ensuite Samson et Dalila. L’auteur aborde alors des symboles tels que notamment la “sainte colombe” puis il opère des rapprochements avec son propre parcours.
 
Cette chanson a fait l’objet de très nombreuses reprises : elle a été enregistrée plus de 180 fois par divers artistes. La version de Jeff Buckley en 1994 a durablement marqué les oreilles et les esprits en renouvellant l’intérêt pour la chanson. En 2008, elle s’est à nouveau trouvée sous les feux des projecteurs grâce à Alexandra Burke qui a remporté le concours de téléréalité “The X factor” en interprétant ce titre. Cette version a été téléchargée plus de 105000 fois en une seule journée.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Symboles de différentes traditions pouvant se dissimuler dans une chanson : citer des exemples, voir comment ces éléments sont intégrés au texte, comment les repérer. Exemples : la plupart des chansons de Georges Brassens, “Hiroshima” de Georges Moustaki, La “Ballade nord irlandaise” de Renaud mais aussi “Dark Horse” de Katy Perry ;
 
- Qui sont les personnages du Roi David, de Samson et Dalila ? Ces personnages ont déjà été mis en musique par le passé notamment dans des opéras : “Samson et Dalila” de Camille Saint-Saëns en 1877, “Le Roi David” d’Arthur Honegger en 1921 (deuxième version en 1924). En écouter des extraits, voir comment les sujets sont traités par rapport à la chanson de Cohen ;
 
- Quelques grands tubes ont été remis à l’honneur à l’occasion d’émissions de téléréalité. Ainsi “La musique” de Nicoletta lors de la première édition de la Star Academy en 2001, “Musique” de Michel Berger lors de la deuxième édition du même concours. Comment ces chansons évoluent-elles dans un tel contexte ? Ecouter les versions originales et les reprises.



 
 

Une sélection de Céline Simonet

Ma fonction au sein des JM :


"Je travaille au sein des Jeunesses Musicales de Bruxelles, pour lesquelles j’assure la coordination des ateliers musicaux que nous mettons en place dans les écoles de la région bruxelloise"


 


Pourquoi cette chanson ?


"J’ai choisi "Hallelujah" car pour moi c’est une des (si pas LA) plus belle(s) chanson(s) de tous les temps ! Elle est chargée d’émotions très différentes : à la fois mélancolique et triste, mais aussi puissante et pleine d’énergie. La version de Jeff Buckley fait d’ailleurs ressortir d’une magnifique manière cette sensibilité à fleur de peau. C’est une véritable prière, une ode aux paroles énigmatiques…"
 

 


 
35 - Léo Ferré - Avec le temps


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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35. Léo Ferré - Avec le temps - 1971


 






Il s’agit de la chanson la plus emblématique et la plus reprise à travers le monde de Léo Ferré. Pourtant, lorsqu’il la propose à sa maison de disques en 1970, alors qu’il est déjà amplement reconnu par la critique, celle-ci la rejette du double LP « Amour Anarchie ».
 
Elle sort en 45 tours l’année suivante et s’impose d’emblée comme un immense succès. Inspirée de la propre expérience et des désillusions de son auteur, elle porte sur l’amour déçu et la fuite des sentiments.
 
Le texte propose en effet une vision un peu désespérée du temps qui passe et de la nature humaine sur fond de sentiment d’abandon récurrent. Le lyrisme y est permanent exaltant la douleur et la poésie. Léo Ferré l’a écrite en deux heures et son retentissement planétaire l’agaçait.
 
Le groupe Detroit livre de cet opus en 2013 une version électrisante qui oriente les projecteurs différemment. Tout n’avait apparemment pas encore été dit. Aussi incroyable que cela puisse paraître. Un nouveau relief se sculpte et le temps se réinvente encore encore encore.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- La vie de Léo Ferré ayant alimenté la genèse de la chanson : ses déboires avec ses épouses, la mort de ses animaux domestiques, tués par son épouse Madeleine excédée par son comportement, son « anarchisme de gauche » dénoncé par ses fans de la première heure, le chahut de certaines de ses représentations…
 
- Débat en classe sur la conception du temps selon les cultures : cyclique ou linéaire et compartimentée entraînant un fondement très contrasté des sociétés et pouvant notamment générer des tensions dans les transactions internationales. Pour nourrir l’échange : lire par exemple E. T. Hall « Le rapport au temps : cultures monochroniques et polychroniques » ou https://www.k12.gov.sk.ca/docs/francais/fransk/schumaines/9e/unite1/a6.html
 
- Ferré s’inspire comme dans tous ses textes précédents d’un vaste patrimoine poétique et littéraire. Ainsi par exemple de Baudelaire et de ses « Fleurs du mal », « De l’Amour » de Stendhal, de certains sonnets de Ronsard, de « Faust » de Goethe ou encore du « Banquet » de Platon. Repérer dans les paroles quelques évocations de ces œuvres.



 
 

Une sélection de Sophie Mulkers

Ma fonction au sein des JM :


"Responsable pédagogique à la Fédération des Jeunesses Musicales, je m’occupe essentiellement de médiation culturelle entre les artistes, leurs projets et les publics enseignants et scolaires, pour participer à créer les conditions d’une véritable rencontre humaine et citoyenne lors des concerts, d’un réel partage de connaissances. Je coordonne également des initiatives de formation et de démocratisation de l’accès à la musique.."


 


Pourquoi cette chanson ?


"Le temps, notre meilleur ennemi. Celui qui nous dicte son implacable loi, sa relativité aussi. D’une perception éminemment culturelle voire toute personnelle. Envie d’oublier ? Ah le temps fait bien les choses vous dira-t-on. Mais il dépose également un voile qui atténue et affadit le plus intense des parfums, la plus tenace des émotions. Il ride les sourires les plus marquants. Cela forge une expression inoubliable vous rétorquera-t-on. Chimères… Le temps nous coule entre les doigts et l’on n’y peut rien changer… Tout juste peut-on se rappeler de cueillir dès aujourd’hui les roses de la vie. "
 

 


 
36 - Janis Joplin - Kozmic Blues


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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36. Janis Joplin - Kozmic Blues - 1969


 




« Kozmic Blues » est extrait de « I Got Dem Ol’ Kozmic Blues Again Mama ! »,le premier album studio de Janis Joplin sorti en septembre 1969, enregistré après la séparation de Janis Joplin et de Big Brother and the Holding Company. Il devint disque d’or aux Etats-Unis en deux mois à peine. La chanson fut écrite par Janis Joplin elle-même et Gabriel Mekler.
Kozmic Blues Band est aussi le nom du nouveau groupe formé par la chanteuse avec notamment le guitariste Sam Andrew et le bassiste Brad Campbell qui feront par la suite partie de formations particulièrement connues de l’époque. Influencée par le groupe Chicago, Janis intègre dans cet album une section de cuivres. Sa puissance vocale est telle qu’elle n’est pas surpassée par le volume sonore de ces instruments.

A ce moment, la chanteuse consomme une quantité très importante d’héroïne et cherche à se débarrasser de son addiction sans succès. Elle enregistre tout l’album depuis sa maison afin de ne pas être en contact avec ses amis toxicos.

Joplin marqua les esprits par ses performances vocales et sa présence sur scène considérée par ses fans comme « électrique ». Au sommet de sa carrière, elle était connue comme « la reine de la soul psychédélique » et était également surnommée « Pearl » par ses amis. Elle fut aussi arrangeur, peintre, danseuse et musicienne. Artiste rebelle, celle qui était surnommée la « Mama Cosmique » ou « Pearl » est morte d’une surdose d’héroïne.



Exploitations pédagogiques possibles  :


- Janis Joplin a bouleversé le monde du rock jusque là dominé par les hommes en y insufflant sa rage au féminin. Les élèves connaissent-ils d’autres styles musicaux qui ont vécu pareille influence de la femme au même moment ou à d’autres époques ?

- Qu’est-ce que le « Club des 27 » ? A quoi cette appellation fait-elle référence ? Voir l ‘ouvrage d’Eric Segalstad et Josh Hunter à ce sujet : « Le Club des 27 : le plus grand mythe du Rock’n’Roll ». Quelles conséquences ce constat a-t-il semblé engendrer ?

- Janis Joplin est également considérée comme ayant popularisé le « Power Flower ». De quoi s’agit-il ? De quoi est-ce né ? A quel mouvement est-il le plus souvent associé ?




Une sélection de Bérengère Cornez

Ma fonction au sein des JM :


"Je suis entrée aux Jeunesses Musicales suite au départ de Thérèse Preutens, Directrice du Centre régional de Bruxelles-Capitale. La difficulté émotionnelle de ce départ a cependant offert aux Jeunesses Musicales l’occasion d’adapter son fonctionnement sur le territoire bruxellois. Je suis donc engagée en qualité de directrice adjointe à la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, avec pour fonctions particulières la coordination des projets fédéraux et bruxellois. Un binôme directionnel que je partage avec Michel Schoonbroodt, notre Directeur Général. "


Pourquoi cette chanson ?


"Si ce fut très vite clair que je désirais mettre en avant Janis Joplin, j’ai passé la semaine à me demander quelle chanson choisir ! Bien entendu, j’aurais pu prendre les plus connues telles que « Summertime », « Coo Coo », « Cry Baby » ou « call me » par exemple… mais j’inviterai simplement les internautes à aller les découvrir par eux-mêmes si l’écoute de « Kozmic Blue » les touche déjà.

Janis Joplin parce que c’est une femme et que plus que tout autre élément musical, les voix féminines me transportent. 
Ne me pensez pas androgyne ! Je trouve simplement que les femmes sont moins pudiques que les hommes dans la façon de vivre leurs textes. Elles vivent leur musique plus intensément et en les écoutant, il est impossible de ne pas la vivre avec elles.

Janis Joplin aussi parce qu’elle fait partie de ces éternelles, celles que l’on peut écouter depuis 20 ans et qui auront la même puissance émotionnelle dans 20 ans. Celles qui traversent le temps sans une ride.
Janis Joplin parce que l’on peut l’écouter sous la pluie ou à l’ombre d’un platane sous 40°c avec le même plaisir. 
Parce qu’elle est de celles qui tantôt nous insufflent de l’énergie et tantôt un peu de réconfort.

Janis Joplin enfin parce qu’elle est terriblement « femme »… à la fois forte, rayonnante et fragile. Heureuse et torturée. Complexe, entière et compliquée… (vous pouvez cessez de sourire !)
 
Quant à « Kosmic Blues », je l’ai d’abord choisie parce que c’est un blues. Mais pas une complainte, plutôt un aveu. Celui de n’avoir pas pu aimer convenablement et celui de reconnaître qu’elle ne pourra aimer mieux. L’aveu qu’il vaut mieux l’accepter comme telle maintenant dans toute sa complexité, justement."
 

 


 
37 - Anna Kendrick - When I’m gone


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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37. Anna Kendrick - When I’m gone - 2013


 




« When I’m gone » entendue dans le film « The Hit Girls » ou « Pitch Perfect » (Jason Moore 2013) est une reprise d’Anna Kendrick, protagoniste de cette comédie musicale, de la chanson « Cups » de Lulu and the Lampshades de 2010. Celle-ci, utilisant des gobelets en guise de percussions est elle-même basée sur une version de 1931 dont les paroles ont été transformées.

Cette version originale avait été enregistrée par la famille Carter mais elle a ensuite fait l’objet de très nombreuses interprétations (ex : Charlie Monroe) et a également été intégrée dans le film « Dan in Real Life » (Peter Hedges 2007). La version proposée par Anna Kendrick a été enrichie du point de vue de son instrumentation. Elle comporte notamment un banjo.




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Qu’est ce que les « cup percussions » ? Expérimenter quelques formules rythmiques simples en classe en petits groupes après avoir découvert l’un ou l’autre tutoriels sur Internet. Exemple : https://www.youtube.com/watch?v=NSFieUSfxGU

- Visionnement du film « The Hit Girls » : Scénario : Beca est le genre de fille qui préfère écouter son lecteur MP3 que la personne assise en face d’elle. Fraîchement arrivée à la fac, elle a du mal à y trouver sa place. Elle intègre alors, plus ou moins contre son gré, une clique de filles qu’elle n’aurait jamais considérées abordables ou fréquentables : un mélange de pestes, de bonnes pâtes et d’originales dont le seul point commun est la perfection avec laquelle elles chantent a cappella. Et quand la nouvelle venue les initie, au-delà des arrangements traditionnels et des harmonies classiques, à des interprétations et des combinaisons musicales novatrices, toutes se rallient à son ambition d’accéder au sommet du podium dans cet univers impitoyable qu’est celui du chant a cappella à l’université, ce qui pourrait bien s’avérer la chose la plus cool qu’elles aient jamais faite, ou la plus folle.

- Qu’est-ce qu’une polyphonie ? Quel est son contraire ? Quand est-elle née ? Où ? Est-elle cantonnée au chant ? Sinon, les élèves peuvent-ils citer des instruments polyphoniques ? Est-elle cantonnée à la musique ? Qu’en est – il de la polyphonie en littérature ? Voir à ce sujet les travaux de Mikhaïl Batkhine et Oswald Ducrot.



 
 

Une sélection de Nathalie Dufour

Ma fonction au sein des JM :


"Ma fonction principale au sein des Jeunesses Musicales de Bruxelles est la coordination des ateliers musicaux dans les écoles, même si notre équipe travaille de plus en plus en transversalité (concerts et ateliers). J’ai également, depuis peu, la responsabilité du staff d’animateurs, et j’en suis vraiment ravie !"


 


Pourquoi cette chanson ?


"Je suis une passionnée de la voix, sous toutes ses formes ! Et j’apprécie surtout quand différentes voix se mêlent, s’emmêlent, se démêlent, se répondent et se superposent... pour ne former plus qu’une seule vibration ! La polyphonie m’envoûte, c’est comme ça... Si bien que je ne sais plus écouter une chanson sans imaginer ce qu’elle pourrait donner en polyphonie !

Cette “cup song”, connue mondialement, on ne peut l’écouter sans la rechantonner, encore et encore... et je m’en excuse déjà auprès de vous ! Une mélodie qui reste en tête, un défi rythmique à relever... Que du bonheur !"
 

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38 - Archive - Again


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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38. Archive - Again - 2002


« Again » est un titre du groupe britanique Archive, aux effectifs changeants et aux influences voguant entre électro, trip hop très sombre, rap, ambient et rock progressif. Mais dans plusieurs interviews, les membres actuels mettent surtout l’accent sur l’impact de ce dernier style sur leurs compositions.

Ils se reconnaissent en effet dans ce genre tant dans la manière de composer, dans leur complexité musicale, dans la présence de longues parties instrumentales, dans la fusion des styles que dans le type d’éléments mélodiques intégrés… « Archive » est emblématique de cette posture d’écriture notamment en raison de sa longueur. On peut d’ailleurs, ainsi que certaines autres chansons du groupe, la rapprocher de la musique de Pink Floyd (Ambiance très proche de l’album « Animals »).




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Qu’est-ce que le rock progressif ? Quel en a été l’« âge d’or » ? Quels en ont été les représentants majeurs ? Lire à ce sujet « Une histoire musicale du rock » de Christophe Pirenne (2011) ;

- La Belgique a son magazine de rock progressif trimestriel « Prog-résiste » qui promotionne le rock progressif, contenant critique d’albums, articles de fond, interviews, analyses musicales… Rendez-vous sur http://www.progresiste.com/

- Ecouter l’album « Animals » de Pink Floyd et la chanson « Again » d’Archive, et chercher à cerner les ressemblances, les points de convergence, de divergence… Combien d’années séperent les deux titres ?


Une sélection de Olivier Jacqmin


"Coordinateur d’Imagine, un projet musical à destination des jeunes artistes âgés de 12 à 20 ans, je suis également en charge de tout ce qui touche à la communication web. Parallèlement à ça, je travaille au sein de la section liégeoise des Jeunesses Musicales""


Pourquoi cette chanson ?


"La raison pour laquelle mon choix s’est porté sur cette chanson ne se trouve pas réellement ailleurs que dans la qualité artistique intrinsèque que je lui trouve. Je suis particulièrement partisan d’une théorie qui consiste à dire qu’une oeuvre peut nous toucher par sa seule essence, sans être liée à une expérience de vie particulière ou avoir à s’intégrer dans un contexte quelconque ( social, politique, géographique...). C’est le cas pour moi avec cette pièce de Archive.

Si je dois néanmoins essayer de déceler les raisons pour lesquelles ce morceau me parle autant, je pense qu’une première explication se trouve dans le fait que j’ai vu en ce titre - et en Archive par la même occasion - une version modernisée de Pink Floyd, qui est certainement le groupe grâce à qui la musique tient une place aussi importante dans ma vie. La structure éminemment progressive et la durée du morceau ne sont pas sans me rappeler "Shine on you crazy diamond" (par exemple).

Une autre explication se trouve plus que probablement dans le jeu sur les intensités entre les différents passages du morceau. Les variations en termes de dynamique et d’énergie sont conséquentes et me touchent au niveau de ma passion pour les musiques très calmes mais aussi pour les plus nerveuses. Je pense qu’ici le mariage est particulièrement réussi.

Investir un quart d’heure de temps dans l’écoute de "Again" a toujours été un bon placement pour moi."


 
39 - Dick Annegarn - Bruxelles



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39. Dick Annegarn - Bruxelles - 1973





Ce titre de Dick Annegarn apparaît sur son premier disque alors qu’il s’est installé à Paris. En effet, l’auteur, né aux Pays-Bas a passé l’essentiel de sa jeunesse à Bruxelles avant d’émigrer dans cette ville. Ce permier enregistrement lui permet de se faire connaître et de rencontrer un succès public immédiat.

« Bruxelles » rend un hommage doux- amer à notre capitale. Selon l’auteur, il s’agissait avant tout d’un exercice de style : « Bruxelles, c’est une rengaine qui colle à une formule dont Brel et Nougaro, entre autres, ont beaucoup tiré profit. A l’époque, je ne voulais pas mettre Bruxelles sur mon premier album ¬ je la trouvais ringarde. Je n’avais pas encore trouvé de style et je misais sur des “à la manière de”, avec des sujets relativement bateau. » - Dick Annegarn, les Inrocks 1997.

En décembre 2005, Dick Annegarn est nommé Citoyen d’Honneur de la Ville de Bruxelles tandis qu’en 2009, il reçoit le grade de docteur honoris causa de l’Université de Liège, le même jour qu’Arvo Pärt notamment.





Exploitations pédagogiques possibles  :



- Les élèves connaissent-ils bien Bruxelles ? Son histoire, son patrimoine architectural, ses grandes institutions culturelles ? Les passer en revue et rappeler ce qu’il est possible d’y découvrir, voire organiser une visite dans cette belle ville.

- Débat sur les préférences des élèves : vivre à Paris ou à Bruxelles : avantages, inconvénients… Et quand on est un artiste, cela change-t-il quelque chose ? En 1973 ? Et de nos jours ?

- Qu’est-ce qu’un « docteur honoris causa » ? A quel type de personnalités une université peut-elle décider de décerner ce titre ? Qu’est-ce qui peut motiver le choix ?



Une sélection de Elsa Verhoeven


"Après un assistanat en pédagogie de quelques mois, j’assure depuis plus d​e deux ans​, la coordination et le graphisme des projets de la Fédération tels que le festival Fenêtre Ouverte, le JM Jazz World Orchestra et le Real Book Belgium ou encore les 75ans des Jeunesses Musicales."





Pourquoi cette chanson ?



"Pour le personnage tout en "belgitude" qu’incarne Dick Annegarn : entre simplicité, poésie, humour et sensibilité. Ce grand artiste a encore prouvé toutes ses qualités musicales et humaines au Théâtre 140 il y a quelques semaines et mérite d’être écouté."

 




 
40 - The Bangles - Eternal Flame
 
40 - The Bangles - Eternal Flame



Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

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40. The Bangles - Eternal Flame - 1988



« Eternal Flame » est une chanson des Bangles sortie sur leur album « Everything » en 1988. « The Bangles » ou les « bracelets » en français est un groupe de rock féminin californien populaire dans les années 1980 qui, après une séparation, s’est reformé en 1999 et a sorti deux nouveaux albums.


Plusieurs de leurs titres ont été des succès planétaires classés dans les grands hits américains dont « Eternal Flame » mais aussi « Manic Monday » écrit par Prince en 1986, « Walk Like an Egyptian », « A Hazy Shade of Winter » (reprise de Simon and Garfunkel pour la bande originale du film « Neige sur Beverly Hills ».




Exploitations pédagogiques possibles  :



- Le groupe « The Bangles » s’est séparé en raison des tensions qui ne cessaient de s’accroître entre ses différents membres. Selon les élèves, quels peuvent être les motifs de discorde au sein d’un groupe musical ? Les ont-ils déjà vécus lors d’une expérience musicale ?


- Sur quoi se basent les grands hits américains et autres pour établir leurs classements ?


- Les élèves connaissent-ils les critères pour définir un format radiophonique permettant de cibler un auditoire précis en fonction de la politique d’une radio ? Quelles peuvent être ces politiques ?



Une sélection de Virginie Maillet


"Employée à la Fédération des Jeunesses Musicales depuis plus de 10 ans, je suis en charge du secteur administratif du secrétariat fédéral (compte-rendu de réunions, assurances, fournisseurs, salaires,…). Je travaille également en collaboration avec mes collègues sur la mise en oeuvre de différents projets fédérateurs."



Pourquoi cette chanson ?



"Pourquoi cette chanson ? Simplement parce que je l’adore !!! Elle a toujours fait partie de ma vie. Bizarrement elle apparait comme ça, quant je ne m’y attends absolument pas …
Ce qui m’est encore arrivé il y a quelques jours, d’où ce partage avec vous.
Et puis, quel groupe les Bangles ! Des sacrées Nanas !
Le titre peut être interprété de plein de façons… Pour ma part il représente une partie de moi, le plaisir de vivre, une éternelle petite flamme positive…"


 
41 - Georges Brassens - A l’ombre des maris

Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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41. Georges Brassens - A l’ombre des maris - 1972


Apparaissant sur l’album « Fernande » sorti en 1972, ce titre traite de la thématique du mari trompé et de la femme traîtresse. Tant les paroles que la musique de l’ensemble du disque sont de Georges Brassens.

Auteur-compositeur-interprète né en 1921 dans une famille de libres-penseurs mélomanes, Georges Brassens accompagne à la guitare ses propres textes (plus d’une centaine) mais aussi de multiples œuvres de poètes tels que Villon, Hugo, Verlaine, Aragon… Il produit 14 albums entre 1952 et 1976. Le Grand Prix de l’Académie Française lui est attribué en 1967.



Exploitations pédagogiques possibles  :


- Thème de l’infidélité au féminin que l’on retrouve par exemple dans le film « La Femme du boulanger » de Marcel Pagnol de 1938, mais bien évidemment aussi avec les grandes héroïnes littéraires que sont Emma Bovary, Madame de Rénal dans « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, les protagonistes des « Liaisons dangereuses », l’épouse volage du « Diable au corps » de Raymond Radiguet… Thème intemporel donc traité ici avec beaucoup de finesse et de drôlerie. De sensibilité aussi. Si les hommes vivent leurs amoures librement dans ces romans, les femmes le paient de leur vie ou de leur honneur. Qu’en pensent les élèves ? Quel est l’apport du féminisme dans le processus de libération de la femme à cet égard ? Ou d’ouvrages tels que « L’Amant » de Marguerite Duras par exemple ?

- Possibilité de lire « La lune écoute aux portes » (1947), « La Tour des miracles » (1973) ou « Les amoureux qui écrivent sur l’eau » (Longue pièce poétique), œuvres de Brassens. La truculente aventure avec les éditions Gallimard en ce qui concerne « La lune écoute aux portes » est à épingler même si elle est restée sans suites.

- Brassens a mis en musique des poèmes célèbres. En lire quelques-uns en classe. Comparer les versions de Brassens avec celles ayant été proposées par des musiciens classiques pour du chant lyrique, les effets produits.



Une sélection de Fabian Beghin


"J’ai commencé a fréquenter les JM de Liège à titre d’animateur musical pour les tout petits, après m’être redirigé des maths fortes et de l’électronique à la psychomotricité (ces formations ayant été entrecoupées par un voyage d’un an en Afrique de l’Est et dans le sous-continent indien). J’ai ensuite eu l’occasion de tourner au sein des JMs avec le plus grand plaisir avec le groupe Turlu Tursu il y a de nombreuses années. Plus tard, j’ai été à nouveau en contact avec les JMs à titre d’animateur pour le CC de Marche (en programmant avec mes collègues différents spectacles scolaires au fil des années). J’ai depuis à nouveau eu l’occasion de tourner avec différents spectacles destinés aux enfants de maternelle, de primaires et de secondaire (Chouval Brass, Gainsbourg ressuscité - bien fait pour sa gueule, La jeunesse de Mickey - naissance d’une joyeuse canaille)."



Pourquoi cette chanson ?



"Je ne suis fan inconditionnel de la carrière complète d’aucun artiste, mais Georges Brassens fait partie de ceux qui ont écrit quelques dizaines de chansons que je suis incapable d’écouter sans crier « Oh ! Ah ! C’est trop beau ! J’adore ! C’est magnifique !!! ». De plus, même si c’est devenu de l’ordre du réflexe conditionné au fil des années, ce sont également certaines de ses chansons (on parle ici de deux ou trois) que je n’arrive réellement pas à écouter sans avoir les yeux qui piquent et sans, quand je suis bien fatigué, verser quelques larmes…

Brassens est à mes yeux en lignée directe avec les dramaturges classiques et les poètes en vers de toutes époques. Sa marque de fabrique est d’adopter un style de haute voltige pour décrire des situations prosaïques ou immorales à souhait (dans le cas de cette chanson, le goût de ne séduire que des femmes mariées). Il est pour moi, bien qu’avec une forme très éloignée, à la chanson française ce que Frank Zappa (une autre de mes idoles) est au rock (lorsqu’il fait par exemple chanter à l’icône du funk qu’était Tina Turner des paroles extrêmement crues, mais sur une musique d’une délicieuse complexité - la blague devient alors monument du rock).
"


 
42 - David Bowie - Heroes

Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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42. David Bowie - Heroes - 1977


David Bowie est certainement l’un des artistes les plus prolifiques de ces 50 dernières années. Avec plus de 20 albums enregistrés, sa carrière est l’une des plus réussies et les plus accomplies de l’histoire de la musique, du rock en particulier. Mais Bowie, c’est aussi un personnage emblématique qui a su influencer des centaines d’artistes avec un style original et extrêmement avant-gardiste.

« Heroes » est la plage-titre de l’album éponyme sorti en 1977. Bowie est alors en plein dans sa « période berlinoise », il est en effet venu s’y installer en 1976. Le video-clip du titre multiplie d’ailleurs les allusions à la capitale allemande et aux lieux fréquentés par le chanteur à l’époque. Cet opus est le deuxième de sa « trilogie berlinoise », entre « Low » et « Lodger ». Les chansons y sont écrites en langue allemande.

Co-écrite avec l’aide de Brian Eno et produite par Tony Visconti, la chanson évoque une histoire d’amour avec pour toile de fond le Mur de Berlin (le studio d’enregistrement est d’ailleurs situé juste à côté du Mur). Malgré une tournée promotionnelle active, le titre ne rencontre pas le succès escompté. Pourtant aujourd’hui, "Heroes" est considéré comme l’un des titres marquants de la carrière de Bowie.



Exploitations pédagogiques possibles  :


- Le Mur de Berlin, symbole du partage du monde en deux blocs depuis sa construction en août 1961, produit de la Guerre Froide, s’ouvre le 9 novembre 1989, après avoir divisé l’Allemagne et son peuple pendant presque 3 décennies. Débat en classe sur les causes de cette érection, les cicatrices creusées par cette séparation, les mutations observées depuis la chute du Mur…

- La chanson « Heroes » a fait l’objet de nombreuses expérimentations techniques : du larsen à des fins artistiques, au « noisy gate » appliqué à trois micros et à l’usage spécifique de la réverbération pour rendre une atmosphère pesante liée au contexte de la Guerre Froide… Lire à ce sujet Arnaud Devillard, Sciences et Avenir, 11/01/2013, réactualisé le 8/03/13.

- En 1996, le compositeur américain Philip Glass se penche sur la chanson « Heroes » dans sa démarche de composition pour sa Quatrième Symphonie. En effet « Heroes » emprunte au minimalisme, le courant de prédilection de ce compositeur que Bowie a découvert avec Brian Eno. Ecouter en classe un extrait de cette Quatrième Symphonie de Philip Glass.



Une sélection de Philippe Linck


"Je suis entré aux JM de Liège pour y faire un service civil de juin 90 à janvier 92. J’ai été engagé en juin 92. Depuis 93, je suis responsable du secteur des concerts à l’école et des concerts publics. Je m’occupe aussi de l’organisation du Festival des Nuits de Septembre, branche liégeoise du Festival de Wallonie, consacrée à la musique ancienne."



Pourquoi cette chanson ?



"Lorsque Bowie innonde les ondes avec "Let’s Dance" en 1983, l’ado que je suis ignore tous les chefs-d’oeuvres réalisés par le chanteur anglais dans les années septante. Je me souviendrai toujours de la claque prise à l’écoute des compilations "changes one" et "changes two" empruntée à la médiathèque…. Je découvre alors un artiste dont le talent et l’éclectisme ne ne cesseront de me fasciner. J’ai choisi une chanson de la période berlinoise de Bowie. Après la folie des années glam-rock ("Ziggy Stardust", ""Aladin Sane") et la parenthèse soul -rock US ("Young Americans", "Station to Station") Bowie se reconstruit au pied du mur de Berlin et nous livre une trilogie (Low-Heroes-Lodger) révolutionnaire. La chanson "Héroes" reste la plus emblématique de cette période."


 
43 - Bobbie Gentry - Ode to Billy Joe

Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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43. Bobbie Gentry - Ode to Billy Joe - 1967

Cette chanson de l’interprète et parolière américaine Bobby Gentry fut un tube mondial, propulsé en tête des charts en quelques semaines et adapté en français sous le titre « La Marie-Jeanne » . Elle aurait été enregistrée en une heure dans un studio de Hollywood. Elle fut répertoriée comme la chanson la plus populaire de 1967 et valut à son auteure le « Grammy Award du meilleur nouvel artiste ».
 
L’histoire en est un peu nébuleuse et a fait couler pas mal d’encre. Longtemps on a cru qu’il s’agissait d’amoures adolescentes secrètes au terme tragique. En effet, si l’on en croit les paroles de la fin de la chanson, Billie Joe, qui s’est suicidé en se jetant du pont de la ricière Tallahatchie n’était apparemment autre que le prétendant de la narratrice. Celle-ci aurait caché son idylle à ses parents. Mais interrogée sur l’interprétation à donner à son texte dans les années 1970, la chanteuse a totalement démenti cet angle de vue.
 
Ce titre a été repris par de multiples artistes dont Franck Sinatra, Ella Fitzgerald, mais aussi pour la version française, Joe Dassin, Eddy Mitchell, Jean-Louis Murat… Il a également inspiré la trame du spectacle « Another Sleepy Dusty Delta Day » du plasticien et chorégraphe Jan Fabre au Festival d’Avignon en 2008.



Exploitations pédagogiques possibles  :

- Ecouter avec les élèves la version en anglais par Bobby Gentry et celle en français par Joe Dassin par exemple, comparer les paroles, relever les similitudes, les différences… Quelle est la préférée des élèves, leur demander d’argumenter.
 
- La recherche d’éclaircissements au sujet de l’interprétation des paroles s’apparente à une démarche heuristique. De quoi s’agit-il ? Dans quelles disciplines cette méthode peut-elle s’appliquer ?
 
- Qui est Jan Fabre ? Quels sont ses domaines artistiques de prédilection ? Les thématiques qu’il explore le plus fréquemment ? A quelles occasions a-t-il déchaîné la polémique ? Qu’en pensent les élèves ? Visionner des extraits de « Another Sleepy Dusty Delta Day ». Attention, à réserver à un public averti des excès dont l’artiste est coutumier.



Une sélection de Antoine Rotthier


"Fraîchement débarqué à la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, je suis en charge de la communication autour des projets fédérateurs et également de la réflexion sur un nouveau site web. Je collabore également à la conception de visuels et à la gestion des réseaux sociaux."



Pourquoi cette chanson ?



"J’ai connu cette chanson grâce à un vieux 33 tours de Joe Dassin qui traînait chez mes parents quand j’étais tout jeune. J’avais d’abord été frappé par l’orchestration assez fantastique, notamment des violons, de ce morceau ("La Marie-Jeanne" en français) à priori très simple avec seulement trois accords. Ensuite ce sont les paroles qui m’ont frappé par leur dureté. Plus tard, je suis tombé sur la version originale de Bobbie Gentry. Et cette femme qui incarne à la fois le charme des 60’s, la force de caractère (première chanteuse américaine à produire ses chansons) et l’intelligence (philosophe) m’a laissé sans voix."


 
44 - Iggy Pop - Monster Men

Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

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44. Iggy Pop - Monster Men - 1997

Cette chanson du chanteur américain Iggy Pop est entrée dans de nombreux foyers grâce au dessin-animé Les Zinzins de l’Espace, diffusé fin des années nonante sur une des chaines de la télévision publique française. Le morceau écrit, composé et interprété par l’« Iguane »a vraisemblablement été conçu spécialement pour faire office de générique. Un single 2 titres est commercialisé en 1997, année de la première diffusion du cartoon, mais le morceau n’apparaitra jamais sur l’un des albums du chanteur.

Les Zinzins de l’Espace, série populaire créée par les français Jean-Yves Raimbaud et Philippe Traversat, nous raconte les aventures truculentes d’un groupe d’extraterrestres dont la soucoupe s’est écrasée sur Terre. Réfugiés dans le grenier d’une maison à louer, les jours et les locataires passent sans se ressembler. La chanson Monster Men, après avoir dressé ce décor, présente les cinq petits monstres colorés débarqués de la planète Zygma-B. Le dessin-animé a été un succès en France, en particulier grâce à son humour absurde, ironique et parfois politiquement incorrect.

Décalée, voire déjantée, la série partage ces caractéristiques avec l’auteur de son générique. Iggy Pop, figure emblématique de la scène rock internationale depuis la fin des années soixante, est connu pour son excessivité, sa fougue et son exubérance, à la vie comme à la scène. Considéré comme un des précurseurs du mouvement punk avec son groupe The Stooges (de 1967 à 1974, puis repris en 2003), il est également l’auteur de la b.o. du film Arizona Dream(1993) de Emir Kusturica, et de The Brave(1997) réalisé par Johnny Depp.



Exploitations pédagogiques possibles  :

- Un dessin animé comme Les Zinzins de l’Espace peut être interprété de différentes façons, en fonction de l’âge ou des références culturelles des spectateurs par exemple. Visionner un épisode du cartoon en classe et essayer d’en dégager les différents niveaux de lectures ; sens littéral, symbolique, références ? Comment les élèves interprètent-ils le contenu de la série ? Quelles thématiques peuvent-être dégagées ?

- Que signifient les paroles de la chanson ? Lire et analyser ces paroles avec les élèves dans le cadre du cours d’anglais.
 
- La figure du monstre dans nos sociétés et l’imaginaire qui l’entoure. Passer en revue les monstres qui ont marqué l’histoire, dans la littérature ou le cinéma par exemple, et tenter de comprendre avec les élèves le contexte dans lequel ils ont pu naitre dans l’imaginaire d’un auteur ou d’un groupe de personnes. Le monstre occupe-t-il une fonction sociale particulière ?


Une sélection de Baptiste Baronnet


"Je suis stagiaire à la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles. Je travaille principalement pour les 75 ans de l’association. Mes missions sont particulièrement tournées vers l’organisation et la communication de l’Assemblée Générale et du Colloque International. Je recherche également des partenaires ou des sponsors."



Pourquoi cette chanson ?



"J’ai entendu cette chanson pour la toute première fois par le biais du dessin animé « Les Zinzins de l’espace ». La première partie a marquée toute une partie de mon enfance de par son rythme entrainant mais aussi très entêtant. A vrai dire aujourd’hui je pourrais plus facilement parler de la chanson plutôt que de l’histoire du dessin animé. Ecrite spécialement pour cet animé, elle précède « The Passenger », surement le titre le plus connu d’Iggy Pop. Bien que parfois un peu simple, ce morceau laisse entrevoir tout le génie et la fougue d’Iggy Pop."


 
45 - Stealers Wheel - Stuck in the middle with you

Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

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45. Stealers Wheel - Stuck in the middle with you - 1972

En 1972, le groupe écossais Stealers Wheel sort son premier album au succès relatif. On en retient la chanson « Stuck in the middle with you », co-écrite par les deux membres fondateurs, Gerry Rafferty et Joe Egan.

L’histoire raconte que les auteurs l’auraient conçue comme une parodie du style de Bob Dylan, influence majeure pour ces derniers.
Vingt ans plus tard, Quentin Tarantino décide de se plonger dans les Seventies pour composer la b.o. de son premier film, le désormais culte « Reservoir Dogs » (1992). Il en ramène le fameux « Stuck in the middle ». Dans ce film de gangsters qui casse les codes et innove à de nombreux égards, l’émission radiophonique K-Billy’s Super Sounds of the Seventies rythme et habille musicalement les différentes séquences. Au travers des morceaux diffusés, entre rock, folk et funk, c’est toute une époque musicale qui resurgit tout au long du film. 

La chanson « Stuck in the middle » est introduite dans le film durant une séquence assez dure au cours de laquelle le personnage M. Blonde (Michael Madsen) torture un policier, à qui il finit par couper l’oreille tout en chantant et en dansant. Utiliser ce type de musique pour une scène au contenu aussi violent constitue, selon Tarantino, le contrepoint idéal pour rendre cette violence supportable au spectateur.



Exploitations pédagogiques possibles  :

- La musique est un élément à part entière du langage cinématographique, au même titre que l’image, les sons… Quelle utilisation spécifique Quentin Tarantino en fait-il dans son film « Reservoir Dogs » ? Quel rôle joue-t-elle ? Visionner le film en classe, ou des extraits significatifs.

- Cinéma et musique ont toujours entretenu une relation particulière et complice. En intégrant des mélodies originales ou des morceaux déjà existants dans les films, le cinéma peut s’avérer un vecteur de découverte musicale pour les spectateurs. Arrive-t-il aux élèves de découvrir de la musique grâce au cinéma ? Quel morceaux, mélodies les ont marqués et pourquoi ?

 - Quel rôle la radio occupe-t-elle aujourd’hui au niveau de la découverte musicale ? Comment les élèves la voient-ils, s’y réfèrent-ils ou non ? Pensent-ils que son rôle et ses contenus ont pu évoluer dans le temps ?


Une sélection de Marine Gustin

"Etudiante en dernière année en Animation Socio-culturelle et Education permanente, j’ai commencé mon stage à la Fédération des Jeunesses Musicales il y a quelques jours. Durant les trois prochains mois, je suivrais plus particulièrement la responsable du secteur pédagogique des JM, Sophie Mulkers. Beaucoup de découvertes, de rencontres et d’apprentissages en perspective ! "



Pourquoi cette chanson ?


"J’ai découvert cette chanson il y a quelques années grâce au film « Reservoir Dogs » (1992) de Quentin Tarantino. Séduite par la B.O. entière du film tout droit sortie des seventies et les choix musicaux du réalisateur en général, ce morceau m’est resté plus particulièrement. Entraînant, rythmé, je peux l’écouter à n’importe quel moment et l’énergie revient !
Le cinéma est régulièrement l’occasion pour moi de découvrir ou redécouvrir des morceaux de tout horizon et dans des contextes super variés. Les différentes formes d’art et d’expression s’entremêlent, s’influencent, renvoyant les unes aux autres de façon plus ou moins manifeste. Cela représente pour moi une de leur grande richesse. "


 
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