43 - Bobbie Gentry - Ode to Billy Joe


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.




43. Bobbie Gentry - Ode to Billy Joe - 1967

Cette chanson de l’interprète et parolière américaine Bobby Gentry fut un tube mondial, propulsé en tête des charts en quelques semaines et adapté en français sous le titre « La Marie-Jeanne » . Elle aurait été enregistrée en une heure dans un studio de Hollywood. Elle fut répertoriée comme la chanson la plus populaire de 1967 et valut à son auteure le « Grammy Award du meilleur nouvel artiste ».
 
L’histoire en est un peu nébuleuse et a fait couler pas mal d’encre. Longtemps on a cru qu’il s’agissait d’amoures adolescentes secrètes au terme tragique. En effet, si l’on en croit les paroles de la fin de la chanson, Billie Joe, qui s’est suicidé en se jetant du pont de la ricière Tallahatchie n’était apparemment autre que le prétendant de la narratrice. Celle-ci aurait caché son idylle à ses parents. Mais interrogée sur l’interprétation à donner à son texte dans les années 1970, la chanteuse a totalement démenti cet angle de vue.
 
Ce titre a été repris par de multiples artistes dont Franck Sinatra, Ella Fitzgerald, mais aussi pour la version française, Joe Dassin, Eddy Mitchell, Jean-Louis Murat… Il a également inspiré la trame du spectacle « Another Sleepy Dusty Delta Day » du plasticien et chorégraphe Jan Fabre au Festival d’Avignon en 2008.



Exploitations pédagogiques possibles  :

- Ecouter avec les élèves la version en anglais par Bobby Gentry et celle en français par Joe Dassin par exemple, comparer les paroles, relever les similitudes, les différences… Quelle est la préférée des élèves, leur demander d’argumenter.
 
- La recherche d’éclaircissements au sujet de l’interprétation des paroles s’apparente à une démarche heuristique. De quoi s’agit-il ? Dans quelles disciplines cette méthode peut-elle s’appliquer ?
 
- Qui est Jan Fabre ? Quels sont ses domaines artistiques de prédilection ? Les thématiques qu’il explore le plus fréquemment ? A quelles occasions a-t-il déchaîné la polémique ? Qu’en pensent les élèves ? Visionner des extraits de « Another Sleepy Dusty Delta Day ». Attention, à réserver à un public averti des excès dont l’artiste est coutumier.



Une sélection de Antoine Rotthier


"Fraîchement débarqué à la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, je suis en charge de la communication autour des projets fédérateurs et également de la réflexion sur un nouveau site web. Je collabore également à la conception de visuels et à la gestion des réseaux sociaux."



Pourquoi cette chanson ?



"J’ai connu cette chanson grâce à un vieux 33 tours de Joe Dassin qui traînait chez mes parents quand j’étais tout jeune. J’avais d’abord été frappé par l’orchestration assez fantastique, notamment des violons, de ce morceau ("La Marie-Jeanne" en français) à priori très simple avec seulement trois accords. Ensuite ce sont les paroles qui m’ont frappé par leur dureté. Plus tard, je suis tombé sur la version originale de Bobbie Gentry. Et cette femme qui incarne à la fois le charme des 60’s, la force de caractère (première chanteuse américaine à produire ses chansons) et l’intelligence (philosophe) m’a laissé sans voix."


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