41 - Georges Brassens - A l’ombre des maris


Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.




41. Georges Brassens - A l’ombre des maris - 1972


Apparaissant sur l’album « Fernande » sorti en 1972, ce titre traite de la thématique du mari trompé et de la femme traîtresse. Tant les paroles que la musique de l’ensemble du disque sont de Georges Brassens.

Auteur-compositeur-interprète né en 1921 dans une famille de libres-penseurs mélomanes, Georges Brassens accompagne à la guitare ses propres textes (plus d’une centaine) mais aussi de multiples œuvres de poètes tels que Villon, Hugo, Verlaine, Aragon… Il produit 14 albums entre 1952 et 1976. Le Grand Prix de l’Académie Française lui est attribué en 1967.



Exploitations pédagogiques possibles  :


- Thème de l’infidélité au féminin que l’on retrouve par exemple dans le film « La Femme du boulanger » de Marcel Pagnol de 1938, mais bien évidemment aussi avec les grandes héroïnes littéraires que sont Emma Bovary, Madame de Rénal dans « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, les protagonistes des « Liaisons dangereuses », l’épouse volage du « Diable au corps » de Raymond Radiguet… Thème intemporel donc traité ici avec beaucoup de finesse et de drôlerie. De sensibilité aussi. Si les hommes vivent leurs amoures librement dans ces romans, les femmes le paient de leur vie ou de leur honneur. Qu’en pensent les élèves ? Quel est l’apport du féminisme dans le processus de libération de la femme à cet égard ? Ou d’ouvrages tels que « L’Amant » de Marguerite Duras par exemple ?

- Possibilité de lire « La lune écoute aux portes » (1947), « La Tour des miracles » (1973) ou « Les amoureux qui écrivent sur l’eau » (Longue pièce poétique), œuvres de Brassens. La truculente aventure avec les éditions Gallimard en ce qui concerne « La lune écoute aux portes » est à épingler même si elle est restée sans suites.

- Brassens a mis en musique des poèmes célèbres. En lire quelques-uns en classe. Comparer les versions de Brassens avec celles ayant été proposées par des musiciens classiques pour du chant lyrique, les effets produits.



Une sélection de Fabian Beghin


"J’ai commencé a fréquenter les JM de Liège à titre d’animateur musical pour les tout petits, après m’être redirigé des maths fortes et de l’électronique à la psychomotricité (ces formations ayant été entrecoupées par un voyage d’un an en Afrique de l’Est et dans le sous-continent indien). J’ai ensuite eu l’occasion de tourner au sein des JMs avec le plus grand plaisir avec le groupe Turlu Tursu il y a de nombreuses années. Plus tard, j’ai été à nouveau en contact avec les JMs à titre d’animateur pour le CC de Marche (en programmant avec mes collègues différents spectacles scolaires au fil des années). J’ai depuis à nouveau eu l’occasion de tourner avec différents spectacles destinés aux enfants de maternelle, de primaires et de secondaire (Chouval Brass, Gainsbourg ressuscité - bien fait pour sa gueule, La jeunesse de Mickey - naissance d’une joyeuse canaille)."



Pourquoi cette chanson ?



"Je ne suis fan inconditionnel de la carrière complète d’aucun artiste, mais Georges Brassens fait partie de ceux qui ont écrit quelques dizaines de chansons que je suis incapable d’écouter sans crier « Oh ! Ah ! C’est trop beau ! J’adore ! C’est magnifique !!! ». De plus, même si c’est devenu de l’ordre du réflexe conditionné au fil des années, ce sont également certaines de ses chansons (on parle ici de deux ou trois) que je n’arrive réellement pas à écouter sans avoir les yeux qui piquent et sans, quand je suis bien fatigué, verser quelques larmes…

Brassens est à mes yeux en lignée directe avec les dramaturges classiques et les poètes en vers de toutes époques. Sa marque de fabrique est d’adopter un style de haute voltige pour décrire des situations prosaïques ou immorales à souhait (dans le cas de cette chanson, le goût de ne séduire que des femmes mariées). Il est pour moi, bien qu’avec une forme très éloignée, à la chanson française ce que Frank Zappa (une autre de mes idoles) est au rock (lorsqu’il fait par exemple chanter à l’icône du funk qu’était Tina Turner des paroles extrêmement crues, mais sur une musique d’une délicieuse complexité - la blague devient alors monument du rock).
"


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