22 - Georges Moustaki - Les Eaux de Mars



Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.





22. Georges Moustaki « Les eaux de Mars  » 1972



22 bis. Carlos Jobim - Aguas De Março (Version originale)


 



Georges Moustaki (Yussef Mustaki) passe son enfance à Alexandrie. Ses parents, d’origine grecque, imposent la langue italienne à la maison. En rue, c’est l’arabe qui prédomine mais sa famille est très attachée à la culture française, l’inscrivant d’ailleurs dans une école française. Il se passionne très vite pour la musique et la littérature francophones et cet environnement cosmopolite fait naître en lui un vif engouement pour le voyage. Il débarque à Paris en 1951 où il exerce différents petits métiers tout en rencontrant en parallèle les stars de la chanson de l’époque : Edith Piaf, Georges Brassens, Barbara, Yves Montand, Serge Reggiani… Après avoir connu un succès international au moment des événements de Mai ‘68 avec « Le Métèque », il débute une grande histoire d’amour avec le Brésil.
 
En 1973, son album « Déclaration » prend en effet racine dans la musique populaire brésilienne et on y partage son amour pour la bossa nova. On y découvre notamment la chanson « Les Eaux de Mars » traduite de « Aguas de Março » sur des paroles de Vinicius de Moraes qui consistent en une énumération d’images évoquant la fin de l’été brésilien réputé pour ses trombes d’eau, et dont la musique a été composée par Antonio Carlos Jobim (aussi couramment appelé Tom Jobim).
 
Le premier enregistrement inoubliable est celui de Jobim et Elis Regina. Il faut souligner que Moustaki a été aidé par Carlos Jobim lui même pour cette adaptation en français. Il lui écrira d’ailleurs une chanson pour le remercier : « Tom » en 2005. « Aguas de Março » a connu de nombreuses autres reprises : Stan Getz et Joao Gilberto, Stacey Kent, Vincent Delerme…




Exploitations pédagogiques possibles  :


- Vie et carrière de Georges Moustaki : les avantages et les inconvénients d’un « cosmopolitisme éducationnel », trouver des exemples plus récents de stars, artistes, figures emblématiques ayant connu des parcours comparables ( Nancy Huston, Jodie Foster, Mika…) : débat en classe ;
 
- Quelques éléments de la culture musicale brésilienne et de ses danses : bossa nova, samba, lambada… S’intéresser à la « ginga », à la base de cet « esprit du corps » qui intervient aussi dans la structure des échanges verbaux et conditionne indirectement tous les rapports sociaux. Lire à ce sujet François Laplantine « Le social et le sensible, introduction à une anthropologie modale » (Editions Téraèdre, 2005) ;
 
- Réfléchir aux paroles de la chanson : les choses simples de la vie, qui tissent le quotidien, ce qui nous tient, nous maintient, nous retient aussi… Proposition d’écriture autour de la citation suivante d’Antonio Machado, poète espagnol (1875-1939) : « El camino se hace al andar », littéralement, « Le chemin se fait en marchant »… faisant évidemment écho à « L’alchimiste » de Paulo Coelho.




Une sélection de Valérie Dolfen

Ma fonction au sein des JM :


"Elle est multiple ! Un peu d’animation en néerlandais dans les classes de maternelle, gérer les inscriptions des enfants à nos stages (c’est aussi et surtout accueillir les mamans au téléphone, il faut beaucoup de tact pour les rassurer quand elles nous confient leur bout’chou) et aussi accueillir les artistes quand ils donnent des concerts dans les écoles de notre région ! Je crois bien que j’ai le plus beau métier du monde !"


 


Pourquoi cette chanson ?


"J’adore la musique brésilienne et plus particulièrement la Bossa !
J’aime cette version française, parce qu’elle n’est pas que "sonore" : on voit véritablement cette nature qui s’éveille, on la respire, on ressent le froid de cette eau de la neige qui fond ! Elle parle à tous nos sens !"

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