14 - The Sound of Silence - Simon & Garfunkel



Chanter, pour libérer et communiquer ses émotions, pour apaiser ses peines, pour vibrer, se ressourcer, rêver... Chanter pour le plaisir…

Tout au long de la saison, chaque vendredi, sur notre site internet, une chanson d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs se dénude et vous confie ses petits et grands secrets.

Rejoignez-nous chaque semaine pour un périple musical, mais aussi historique et pédagogique, parmi de multiples titres d’anthologie qui font frémir les coeurs, fourmiller les jambes et exulter les esprits.

Un reflet des goûts et coups de foudre de l’équipe de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles, assortis de liens Internet, pistes pédagogiques et d’interviews.





14. Simon and Garfunkel « The sound of silence » 1964


Sortie initialement en version acoustique en 1964, cette chanson du duo de folk rock américain Simon and Garfunkel est réenregistrée l’année suivante en version électrique à l’insu de ceux-ci par le producteur de « Like a rolling stone » de Bob Dylan, Tom Wilson. Il estime en effet que si le potentiel de la mélodie est indéniable, elle manque cependant de puissance. Il convie alors trois musiciens inconnus de Simon et Garfunkel -d’ailleurs à ce moment séparés- à apporter leur pierre à l’édifice. A une époque où le folk rock a de plus en plus la cote, le titre ainsi retouché se classe immédiatement en tête des ventes aux Etats-Unis et assure la célébrité à Simon et Garfunkel.
Ayant pour thème central l’incapacité communicationnelle des Hommes, elle évoque l’habitude de Paul Simon, son auteur et compositeur, de jouer de la guitare dans sa salle de bain en éteignant la lumière et bercé par le son apaisant d’un robinet qui coule !

Initialement orthographié au pluriel, le titre est modifié à la sortie du film « Le Lauréat » (de Mike Nichols, 1967). Il apparaît en effet sur sa bande originale, au début et à la fin. C’est également sous cette forme qu’il est consigné à la Bibliothèque du Congrès et à la BMI. Il a été interprété à la guitare par Paul Simon lors de la cérémonie de commémoration rendant hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001 sur le site de Ground Zero le 11 septembre 2011. De nombreuses reprises existent : Anni-Frid Lyngstad en suédois ( !), le groupe de punk rock The Dickies, le groupe de heavy metal Nevermore, Brooke Fraser, Sharleen Spiteri…



Exploitations pédagogiques possibles  :


- Débat sur le silence : lecture d’extraits d’« Eloge du silence » de Marc de Smedt, Paris, Editions Albin Michel, 1989. Qu’est-ce que le silence ? Peut-il encore être total dans nos sociétés occidentales traversées par le bruit en permanence ? Faut-il le préserver ? Quelles en sont les représentations pour les élèves ? Silence et incommunicabilité sont-ils des synonymes ? Oui, non ? Pourquoi ? ;

- Découverte de « 4’33’’ » de John Cage créée à New York en août 1952. Visionner une exécution de cette œuvre. Observer la réaction des élèves. Quel est selon eux le « statut » de cette réalisation ? Cette pièce est-elle réellement silencieuse ? Pourquoi ? Quelle en est l’auto-analyse de John Cage ? ;

- Qu’est-ce que le mouvement folk ? Quelles en sont les origines ? Les grands courants ? Les élèves peuvent-ils citer quelques groupes belges et étrangers représentants de cette tendance ? Quelques exemples :

http://www.jeunessesmusicales.be/BaliMurphy
http://www.jeunessesmusicales.be/Dan-San
http://www.jeunessesmusicales.be/Lucy-Lucy
http://www.jeunessesmusicales.be/Too-Much-The-White-Nots




Une sélection de Yannicke Wauthier

Ma fonction au sein des JM :


"Je travaille depuis 2002 au sein de la structure des Jeunesses Musicales. Ayant débuté comme animatrice pour les tout-petits, je suis à présent Directrice Régionale de l’antenne namuroise ! Entourée d’une équipe dynamique, nous semons nos notes un peu partout dans la Province ! "



Pourquoi cette chanson ?


"Simon & Garfunkel, ce fut pour moi, petite fille, la découverte d’une musique enrobante, de deux voix s’harmonisant à la perfection, de mélodies touchantes… Je me souviens très bien de la pochette du 33 ! Ce titre, si l’on s’en tient à la traduction de celui-ci uniquement, est en plus tellement évocateur… un silence en dit parfois bien plus long que des mots inutiles… je me tais donc et vous laisse écouter..!"


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